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Rénovation énergétique : Nexity s’engage auprès du Plan Bâtiment Durable pour les copropriétés privées

ActualitésGreen & Innovations

le 13 Juin 2018

C’est probablement le sujet le plus difficile à appréhender en matière de rénovation énergétique : les copropriétés privées. C’est l’objet du « green deal » signé le 13 juin entre Nexity et le Plan Bâtiment Durable.

« C’est une étape forte, un engagement de Nexity auprès de l’Etat et au bénéfice de ses clients et de ses collaborateurs » a indiqué Frédéric Verdavaine. Le directeur général délégué de Nexity a souligné l’importance de l’accompagnement, de la pédagogie, auprès des copropriétés : « il y a certes l’avantage du gain de charges, du retour sur investissement. Mais ces arguments peinent à convaincre. Aujourd’hui, nous capitalisons sur le vivre mieux. Et les premiers retours soulignent un autre aspect : la fierté de vivre dans un immeuble rénové, comme neuf ».

Cet accord prend la forme de plusieurs engagements pour le groupe d’immobilier intégré :

  • rénover 30 copropriétés d’ici 2020 ;
  • former les 350 gestionnaires de copropriété du groupe et, au minimum, 20 collaborateurs deviendront spécialistes référents sur le sujet ;
  • accompagner les clients – acquéreurs potentiels de logements anciens, vendeurs, locataires, bailleurs – dans la maîtrise de leurs charges énergétiques en négociant des accords cadres avec des fournisseurs d’énergie et en leur fournissant un guide des actions à mener en fonction des situations.

« Le Plan Bâtiment Durable, lui, s’engage à porter à l’attention du public, de l’Etat, de tous les partenaires locaux, les efforts de Nexity en la matière » a précisé Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, avant de souligner l’importance de la rénovation énergétique des copropriétés privées. Et d’espérer l’engagement – volontaire, puisque c’est celui qui s’engage qui fixe ses propres objectifs – d’autres acteurs du secteur…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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