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Sonergia et Soliha lancent « Ecorce », pour lutter contre la précarité énergétique

ActualitésGreen & Innovations

le 19 Oct 2016

Sonergia et Soliha s’associent « pour renforcer leur action de lutte contre la précarité énergétique » et lancent le programme « Ecorce ». Un programme lauréat de l’appel à projets lancé par le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer en mai 2016.

Ce « programme national d’accompagnement des ménages modestes et très modestes, propriétaires occupants ou locataires (parc privé et associatif), donne les moyens aux acteurs de terrain spécialistes de la lutte contre la précarité énergétique, de réaliser à plus grande échelle leurs actions auprès des ménages » indiquent les deux organismes. La détection de ces ménages « est réalisée par les partenaires publics, sociaux et associatifs. Les bénéficiaires seront ensuite accompagnés par les associations Soliha ou d’autres acteurs associatifs, afin de réduire leur consommation d’énergie et améliorer leur qualité de vie ». Le programme dispose d’un budget de 5,2 millions d’euros. « Sonergia et Soliha s’appuieront sur les fonds versés par les « obligés » et les redistribueront aux acteurs terrain en fonction des actions réalisées »…

La réduction des économies d’énergie annuelles est estimée à environ 135 GWh.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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