Chargement

retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Le « Plan » : oui, ça marche !

Le « Plan » : oui, ça marche !

ActualitésGreen & Innovations

le 13 Avr 2018

Le mot « Plan », surtout avec une majuscule, a connu son heure de gloire, mais c’est bien fini et on ne le regrettera pas. Il signifie plutôt désormais projet, action concertée que structure contraignante : c’est bien ainsi que, depuis 2009, s’est construit le « Plan bâtiment durable ».

L’idée, issue du « Grenelle de l’environnement », était d’associer tous les acteurs de la filière à cette grande, et indispensable, aventure de la rénovation énergétique. Confiée à Philippe Pelletier, l’homme de la situation – qui a plaidé, à plusieurs reprises, auprès de nos lecteurs, pour ce modèle original et enrichissant –, la mission s’appuie sur une équipe de permanents extrêmement réduite (4 « à temps plein », dont une directrice adjointe, Anne-Lise Deloron Rocard, couronnée par un « Trophée Logement et Territoires Jeunes Talents » en 2017). Car ça marche ! Les entreprises, les plus grandes comme celles de taille plus modeste, mais aussi les associations les plus diverses du secteur ont été rejointes par les collectivités territoriales pour « contribuer » au travail commun. Car la maison « Bâtiment durable » ne s’est pas contentée de réunir quelques milliers de grands intervenants du secteur (cela aurait déjà été en soi utile), elle a proposé à des groupes de travail – une quarantaine depuis la création ont réuni des « ténors » du secteur – de plancher sur des sujets précis avec tous les « sachant » du sujet. L’année dernière, le rapport sur « les financements de la rénovation énergétique des logements » a fait parler de lui et si les 14 recommandations n’ont pas toutes été suivies… le travail fait son chemin. Idem, on l’espère, pour le groupe de travail récemment créé sur la « rénovation énergétique » des bâtiments éducatifs (il y a du pain sur la planche !). On ne saurait décrire ici la diversité des actions et interventions d’un « Plan » qui, neuf ans après sa création, a été confirmé dans sa tâche par Nicolas Hulot. Et ce n’était que justice.

Pour qu’un tel instrument, vraiment original, fonctionne et même agisse, trois conditions au moins doivent être réunies : qu’à la tête de la structure, on trouve un(e) responsable « qui y croit » (avec Philippe Pelletier, pas de doute à ce sujet), que les acteurs même acceptent de participer (c’est visiblement gagné) et, enfin, que les pouvoirs publics écoutent le plus possible ce que leurs disent les pros, les élus, les associations. Et là, bien sûr, il faut être plein d’espoir…, mais toujours (très) vigilant !

Pascal Bonnefille

Directeur de la publication

Édito
par Arthur de Boutiny

le 18/09/2018

La logistique ne décélère pas

L’intérêt pour la logistique ne décélère pas après une année 2017 de tous les records, y compris à l’échelle de l’Europe, comme le montre une étude de BNP Paribas Real Estate pour le premier semestre 2018. Si le volume de transactions d’entrepôts de plus de 5 000 m2 baisse de 14 %, c’est après une année historique. Et en Espagne, en Allemagne et aux Pays-Bas, le volume record a même été conservé…

Même chose pour les investissements, qui se sont ajustés d’eux-mêmes à la baisse : leur volume baisse de 21 %, mais atteint néanmoins les 14 milliards d’euros à l’échelle de l’Europe, dopé par la croissance du PIB dans la Zone euro (+2,2 % en 2018) et la pétulance de l’e-commerce, qui a augmenté son poids européen de 14 % en 2017 et devrait encore enregistrer une croissance à deux chiffres cette année. L’Allemagne et les Pays-Bas ont de nouveau bien démarré l’année avec un niveau d’activité élevé, tandis que le marché français, après avoir connu une forte croissance pendant trois ans consécutifs, a baissé au cours du premier semestre 2018. Le marché britannique est demeuré dynamique, avec un volume de transactions d’1,6 million de mètres carrés au premier semestre 2018. Les taux de vacance des entrepôts XXL, où l’offre a de plus en plus de peine à suivre la demande, sont inférieurs à 5 % en Espagne, aux Pays-Bas, en Pologne et en République Tchèque. Les loyers ont augmenté de 2 % dans les principaux marchés européens, tout particulièrement à Milan, Berlin et dans les villes régionales britanniques.

BNP Paribas Real Estate note, également, que « le marché des locaux d’activité et logistiques a atteint son second volume d’investissement semestriel le plus élevé, avec 14 milliards d’euros enregistrés au cours du premier semestre 2018. » L’activité du marché britannique est restée robuste avec 4,3 milliards d’euros investis au cours du premier semestre 2018 et les loyers logistiques « prime » sont demeurés relativement stables dans l’ensemble, tandis que les taux de rendement « prime » se sont stabilisés à 4,25 %. En Allemagne, les investissements en locaux d’activité et logistiques sont restés très soutenus, avec 3 milliards d’euros enregistrés au cours du premier semestre 2018. Malgré une baisse d’environ 47 % par rapport au premier semestre 2017, il s’agit de loin du deuxième meilleur résultat jamais atteint. Aux Pays-Bas, les investissements en locaux d’activité et logistiques ont fortement augmenté au cours du premier semestre 2018, pour atteindre 2 milliards d’euros (+ 57 % comparé au 1er semestre 2017). Cette catégorie d’actifs est particulièrement solide aux Pays-Bas, où elle représente 25 % du total des investissements en immobilier commercial au premier semestre 2018. Le marché français a représenté 1,4 milliard d’euros au cours des six premiers mois de l’année, stimulé une fois de plus par les cessions de portefeuilles. En Espagne, après deux années d’activité sans précédent, l’investissement a atteint 390 millions d’euros, soit une baisse de 33 % par rapport au premier semestre 2017. En Pologne, l’investissement a, quant à lui, augmenté de manière significative pour se situer à 400 millions d’euros, avec des taux de rendement « prime » en baisse ce trimestre à 5,25 %.

La logistique toujours conquérante…

Portrait

Chargement