Chargement

retour Accueil > Logement > Interviews > Alain David (Crédit Foncier) : « une...

Alain David (Crédit Foncier) : « une stratégie digitale au service de nos clients et nos partenaires »

InterviewsLogement

le 19 Juin 2018

Il conduit la stratégie digitale de Crédit Foncier : Alain David, directeur du développement, en dévoile les ambitions et les modalités de mise en oeuvre.

Quelle est votre stratégie digitale sur le crédit immobilier aux particuliers ?
Notre ambition est double, nous voulons à la fois simplifier et accélérer  le parcours de nos clients pour obtenir un crédit immobilier ; et apporter à nos partenaires, professionnels de l’immobilier, notre expertise de spécialiste du financement immobilier, tout au long du parcours digital des clients.

Quelles sont les différentes étapes du parcours immobilier et comment le Crédit Foncier y apporte-t-il une réponse ?
Le parcours immobilier est long et complexe. Actuellement, la recherche d’un bien dure entre 4 et 5 mois et l’acquisition peut prendre au total 12 mois. Le Crédit Foncier veut apporter des réponses à chaque étape clé de ce parcours, qu’il s’agisse du choix d’un bien adapté à la capacité financière du client, jusqu’à la signature de son offre.
En particulier, pour simplifier le parcours, nous déployons depuis début 2018 une plateforme de téléchargement des pièces du dossier. Celles-ci peuvent être téléchargées en une seule fois et sont automatiquement classées dans la plateforme grâce aux services de reconnaissance optique que nous avons développés. Toutes les lignes des relevés de comptes bancaires sont lues et digitalisées par un  moteur d’analyse qui contribuera au « scoring » afin que 80  % des dossiers soient décidés automatiquement. C’est un gain de temps considérable pour l’analyse du dossier.

 Vous avez lancé Mon Espace Projet Immobilier sur creditfoncier.fr début 2017, quelles en sont les fonctionnalités principales ?
Dans « Mon Espace Projet Immobilier », l’internaute peut en quelques clics sélectionner un bien, calculer une mensualité, calculer les frais divers, savoir s’il est éligible au Prêt à taux zéro ou au Prêt à l’accession sociale, suivre son projet, être informé et déposer sa demande de financement directement au sein de son espace. Il peut également mémoriser les annonces des biens qui l’intéressent et mémoriser les simulations de financement afférentes.

Les professionnels de l’immobilier sont vos apporteurs sur le crédit aux particuliers, comment mettez-vous le digital à leur service ?
Nous avons développé une liaison informatique de nos systèmes et de ceux de nos partenaires courtiers pour leur permettre de nous transmettre les données du client et de son projet et obtenir un « scoring » en direct. Ces données sont immédiatement connues de tous les conseillers du Crédit Foncier. Par ailleurs, nous avons également développé une souscription digitale de l’assurance en partenariat avec la CNP. Il n’y a plus aucun papier. Les éventuelles questions complémentaires sont alors posées en temps réel au client, qui peut réaliser, chez lui, au moment où il le souhaite, la souscription de son assurance de prêt.

Le lien « physique » avec le conseiller est-il inexistant ?
Le particulier peut à tout moment choisir de continuer son parcours complètement à distance ou décider de se rendre en agence. Le lien « physique » est donc toujours existant si le client le souhaite. C’est la force d’un établissement spécialisé que de permettre à son client de décider de la façon dont il veut conduire son projet immobilier.

Les engagements réciproques (signatures diverses) sont-ils possibles sans rendez-vous physique, de manière électronique ?
Oui, tout à fait, nous avons déployé la signature électronique de l’offre de prêt, qui permet justement ces engagements réciproques à distance. Elle réduit les délais, évite les démarches postales et garantit la bonne compréhension du document grâce à un accompagnement du client par des vidéos.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Valérie Garnier

le 19/09/2018

La Défense : 60 ans et toujours sexy !

L’histoire se passe dans un pavillon situé en banlieue parisienne, en l’occurrence Courbevoie. Une ville en plein bouleversements, consécutifs aux travaux d’urbanisme monumentaux qui y sont engagés, tout comme à Puteaux et Nanterre, pour que le futur quartier de La Défense voit le jour.

Les camions, les pelleteuses, les marteaux-piqueurs, les grues et le bruit incessant que forme l’ensemble, dressent le décor du film de Pierre Granier-Deferre, d’après un roman de Georges Simenon, intitulé « Le Chat ». Nous sommes en 1971 et le quartier de La Défense, qui a été inauguré avec l’ouverture du Cnit en septembre 1958, s’apprête à émerger. Courbevoie, Puteaux et Nanterre vivent leurs derniers jours de « petites banlieues parisiennes ».
Après moultes rebondissements, péripéties et crises diverses, La Défense n’a eu de cesse de se développer, de se construire et même se déconstruire !
Pour faire face à l’obsolescence de nombreuses tours, un « Plan de Renouveau de La Défense » est lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l’Epad. Il prévoit la construction de 850 000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 350 000 en démolition-reconstruction ; 100 000 m2 de nouveaux logements et la réalisation de grands équipements.

En 2007, l’EPGD est créé pour gérer et promouvoir le quartier d’affaires. En 2010, l’EPGD change de nom pour devenir Defacto, tandis que l’Epad fusionne avec l’Epasa, aménageur de la Zac Seine-Arche, pour devenir l’Epadesa.

En janvier 2018, Defacto et l’Epadesa décident, à leur tour, de fusionner et la nouvelle structure, en charge de gérer, d’aménager et de promouvoir le quartier se nomme alors Paris La Défense.

Aujourd’hui, Paris La Défense fête ses 60 ans ! Historiquement, il s’agit du premier quartier d’affaires européen ; le quatrième le plus attractif au monde, selon le baromètre d’attractivité EY-ULI 2017 ; un territoire de 564 hectares, dont 31 d’espaces piétons ; 500 entreprises sont implantées, dont 41 % d’origine étrangère ; 75 % de sièges sociaux. La Défense, c’est aussi 3,5 millions de mètres carrés de bureaux dans plus de 70 tours, dont 10 000 m2 d’espaces de coworking ; 180 000 salariés ; 42 000 habitants et 45 000 étudiants. La Défense continue de se moderniser autour de nouvelles gares et développe des infrastructures au service des habitants afin de s’intégrer et répondre aux exigences et aux ambitions du Grand Paris. Bref, La Défense est loin d’avoir achevé son évolution urbaine !

Portrait

Chargement