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Nos questions à… Christine Fumagalli (Orpi) : « l’essentiel est qu’on reparle de la rénovation énergétique »…

InterviewsGreen & Innovations

le 28 Mar 2018

Christine Fumagalli, nouvelle présidente du réseau Orpi, réagit à la création du chèque-énergie par le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire : une initiative bienvenue, mais qui ne va pas assez loin.

Que pensez-vous de la création du chèque-énergie par Nicolas Hulot ?
C’est une bonne chose que l’on reparle de la rénovation énergétique ; cela prouve l’intérêt du gouvernement pour cette question. Ce chèque, cependant, ne résout en rien le problème de fond. Quand on voit que 4 millions de personnes en France sont concernées par la précarité énergétique, vivent avec des dépenses énergétiques représentant au moins 10 % de leurs revenus et que 7 à 8 millions de logements doivent être rénovés avant 2025, les montants annoncés paraissent être une goutte d’eau dans un grand fleuve. Des solutions doivent être mises en place pour que la démarche énergétique devienne un véritable sujet national et pas seulement un sujet politique.

Existe-t-il des moyens plus efficaces pour encourager les ménages à rénover ?
Le réseau Orpi avait signé dès 2017 un « Green Deal » avec le ministère du Logement avec la volonté d’engager l’ensemble des professionnels de notre réseau, une volonté manifestée dès 2015. Nous estimons que l’agent immobilier est au cœur même de la problématique et de la pédagogie du logement, en tant qu’interlocuteur de toutes les parties, sur le terrain. Si, intellectuellement, on ne peut être contre un tel projet, nos clients ne comprennent pas le processus et le système d’incitation. La feuille de route de 7 à 8 millions de logements à rénover d’ici 2025 nous semble très, très ambitieuse.

Trop ambitieuse ?
Oui, surtout lorsque l’on sait qu’engager une rénovation énergétique en copropriété prend au moins deux ans et demi et que tout est à recommencer en cas de changement de copropriétaire. Or, 2025, c’est demain ! Une grande simplification du système et une stabilité des modes d’incitation sont nécessaires pour sortir de la nébuleuse. Le fond du problème est de rénover tous les logements, de rentrer dans la pédagogie et l’incitation. Nicolas Hulot a inquiété les propriétaires en parlant d’une obligation de travaux pour les vendeurs de biens en catégorie F ou G, mais on ne savait pas si le vendeur ou l’acheteur serait celui qui devrait payer !

Quelles sont les actions d’Orpi dans ce domaine ?
Nous avons une application qui permet à n’importe qui de mesurer la performance énergétique d’un bien et, grâce à un partenariat avec EDF, de connaître les travaux à effectuer, réaliser son DPE et être informé des solutions financières et des entreprises. Avec les propriétaires-bailleurs et les syndics, nous proposons un ensemble de devis pour la valorisation de leur patrimoine et le bien-être de leurs locataires, dans l’optique de les guider. Nous sommes également engagés avec le Plan Bâtiment Durable afin d’expliquer les actions du réseau Orpi.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 16/07/2018

Paris sous ses plus beaux atours…

« Paris attend plus de 3 500 banquiers de la City » titrait, la semaine dernière, « Le Figaro » au lendemain d’un dîner de gala organisé par Paris Europlace au cours duquel le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé de nouvelles mesures pour encourager les banquiers internationaux à s’installer dans la Capitale suite au Brexit.

Le lendemain, Paris Ile-de-France Capitale Economique et KPMG rappelaient que « dès mars 2018, à l’occasion de la cinquième édition du Forum Grand Paris », les deux partenaires « révélaient dans leur rapport sur les métropoles mondiales, « Global Cities Investment Monitor », que les investissements internationaux dans le Grand Paris étaient en hausse de 70 % par rapport à 2016, faisant de Paris la 3ème destination la plus attractive du monde sur cette typologie d’investissements ». Surtout, « dans la nouvelle version de cette étude dédiée à l’attractivité des métropoles mondiales, la montée en puissance de Paris et de son image se confirme. 516 dirigeants d’entreprises de 22 pays ont été interrogés et donnent les tendances suivantes : Paris prend la 3ème place des métropoles dans le monde en terme d’image (l’écart avec Londres et New-York se réduit de moitié au cours d’une seule année » !) ; les investisseurs sont de plus en plus favorables à cette destination ; l’attractivité de Paris devrait encore progresser d’ici trois ans et le Brexit s’impose comme un facteur déterminant pour les investisseurs ». Et Christian Nibourel, président de Paris-Ile-de-France Capitale Economique de souligner : « nous entrons vraiment et ce, de manière très concrète, dans un temps nouveau où la marque de Paris, en tant que premier centre d’affaires mondial, se renforce chaque jour »…

Face aux résultats du 1er semestre dans l’immobilier d’entreprise (demande placée, loyers, volume d’investissement en hausse, stock en baisse), nombre de professionnels ne manquent pas de s’interroger sur le haut de cycle, redoutant qu’il soit atteint. Face à l’ensemble de ces informations selon lesquelles Paris ne cessent de renforcer ses atours, il ne semble pas impossible que le marché reste un moment en haut du cycle. Voire continue son ascension… Dans ce contexte, gagner la Coupe du Monde de Football constitue un facteur positif supplémentaire. Et l’on sait l’importance du facteur psychologique dans l’économie…

Portrait

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