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Bertrand Delcambre nommé président de l’association Qualitel

ParcoursGreen & Innovations

le 17 Juin 2015

Bertrand Delcambre a été nommé président de l’association Qualitel. Il avait été préalablement désigné comme représentant de l’Etat au Conseil par Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Egalité des Territoires et de la Ruralité. Il succède à Raphaël Slama, qui quitte ses fonctions après treize années de présidence.

Acteur majeur au service de la qualité des logements, Qualitel se doit de relever les grands défis actuels des transitions numérique, énergétique et environnementale » indique Bertrand Delcambre.

Ingénieur Général des Ponts, des Eaux et des Forêts, Bertrand Delcambre a passé l’essentiel de sa carrière professionnelle au CSTB, où il a d’abord été chargé de travaux de recherche sur les énergies renouvelables et il a participé en 1980 à la création du site du CSTB à Sophia Antipolis. A partir de 1985, il a pris la responsabilité d’une nouvelle équipe de recherche au CSTB sur les technologies de l’information et de la communication qui s’est progressivement développée en s’appuyant notamment sur les fonds européens de recherche pour explorer les possibilités d’applications de ces technologies à la construction. En 1994, il a pris la direction de l’établissement du CSTB à Sophia Antipolis et la responsabilité du secteur des éditions et publications du CSTB, qui s’est rapidement numérisé. En 2001, il a été nommé directeur général du CSTB, puis président en 2008.

En juin 2014, il a été nommé, par Sylvia Pinel, ambassadeur du numérique et chargé d’une mission visant à analyser les conditions de déploiement des outils numériques, et notamment de la maquette numérique et du BIM (Building Information Modeling) dans le secteur du bâtiment. A l’issue de cette mission, Sylvia Pinel lui a confié, en janvier 2015, la présidence du comité de pilotage du Plan Transition Numérique dans le Bâtiment, dont l’objectif est d’accélérer l’appropriation de ces outils par les TPE et PME du secteur.

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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