Chargement

retour Accueil > Hôtels > Actualités > Airbnb limite les locations, mais seulement dans...

Airbnb limite les locations, mais seulement dans le centre de Paris

ActualitésHôtels

le 14 Nov 2017

La plateforme Airbnb a annoncé qu’elle allait limiter à 120 jours par an ses locations de meublés touristiques dans le centre de Paris, une annonce qui a fait bondir la Ville de Paris rappelant que la loi prévoit cette règle dans toute la capitale.

Airbnb, « en tant qu’acteur responsable, a décidé de mettre en place la limite automatique de la durée annuelle de location des logements dans le centre de Paris pour favoriser un tourisme responsable et durable », a indiqué le groupe dans un communiqué.
Cette nouvelle mesure sera mise en oeuvre à partir de janvier 2018 dans les quatre premiers arrondissements de Paris, qui « ont fait face à une pression touristique et commerciale, ainsi qu’à une pénurie de logement particulièrement fortes depuis plusieurs décennies, bien avant l’arrivée d’Airbnb à Paris ».
« C’est hallucinant », a réagi Ian Brossat, adjoint PCF au Logement de la maire PS de Paris Anne Hidalgo. « Cela veut dire en creux que Airbnb n’appliquera pas la loi » sur les 16 autres arrondissements, a-t-il dit à l’AFP.
La loi pour une république numérique adoptée en octobre 2016 impose aux plates-formes de veiller à ce que le logement proposé ne soit pas loué plus de 120 jours par an, a rappelé l’élu.
Airbnb « présente comme un geste de bonne volonté une annonce qui en réalité enfreint la loi », a ajouté Ian Brossat qui demande aux plates-formes « d’appliquer la loi sur l’ensemble du territoire parisien ».
Il demande également la publication du décret prévoyant des sanctions en cas de non-application de la loi.
Même réaction du côté de l’Umih, principale organisation du secteur hôtelier: « Airbnb fait croire qu’elle anticipe alors qu’elle ne fait qu’appliquer la loi, c’est une belle opération de communication mais à l’arrivée, c’est de l’enfumage, c’est insupportable », lance Roland Héguy, son président.
« Ce n’est qu’une concession faite à la loi qui prévoit déjà l’obligation pour les plateformes de veiller au respect de la limite maximum de 120 jours de location », et ce « partout en France, dans chaque ville mettant en place cette disposition, et pas seulement dans quatre arrondissements de l’hypercentre parisien », regrettent pour leur part le Groupement national des indépendants (GNI) et l’association représentative des acteurs de l’hébergement et du tourisme professionnels (AhTop) dans un communiqué commun.
Par ailleurs, les députés La République En Marche (LREM) de Paris Élise Fajgeles, Sylvain Maillard et Pacôme Rupin se sont « félicit(és) des annonces faites par Airbnb ce matin, qui démontrent qu’il est possible d’avancer de manière constructive et sans dogmatisme sur des questions de société qui touchent au quotidien des Parisiens », écrivent-ils dans un communiqué.
La Ville de Paris, qui comme toutes les grandes villes touristiques cherche à réguler ce type de locations, a mis en place un numéro d’enregistrement obligatoire à partir du 1er décembre pour toute personne désirant louer son appartement sur une plateforme numérique. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Valérie Garnier

le 19/09/2018

La Défense : 60 ans et toujours sexy !

L’histoire se passe dans un pavillon situé en banlieue parisienne, en l’occurrence Courbevoie. Une ville en plein bouleversements, consécutifs aux travaux d’urbanisme monumentaux qui y sont engagés, tout comme à Puteaux et Nanterre, pour que le futur quartier de La Défense voit le jour.

Les camions, les pelleteuses, les marteaux-piqueurs, les grues et le bruit incessant que forme l’ensemble, dressent le décor du film de Pierre Granier-Deferre, d’après un roman de Georges Simenon, intitulé « Le Chat ». Nous sommes en 1971 et le quartier de La Défense, qui a été inauguré avec l’ouverture du Cnit en septembre 1958, s’apprête à émerger. Courbevoie, Puteaux et Nanterre vivent leurs derniers jours de « petites banlieues parisiennes ».
Après moultes rebondissements, péripéties et crises diverses, La Défense n’a eu de cesse de se développer, de se construire et même se déconstruire !
Pour faire face à l’obsolescence de nombreuses tours, un « Plan de Renouveau de La Défense » est lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l’Epad. Il prévoit la construction de 850 000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 350 000 en démolition-reconstruction ; 100 000 m2 de nouveaux logements et la réalisation de grands équipements.

En 2007, l’EPGD est créé pour gérer et promouvoir le quartier d’affaires. En 2010, l’EPGD change de nom pour devenir Defacto, tandis que l’Epad fusionne avec l’Epasa, aménageur de la Zac Seine-Arche, pour devenir l’Epadesa.

En janvier 2018, Defacto et l’Epadesa décident, à leur tour, de fusionner et la nouvelle structure, en charge de gérer, d’aménager et de promouvoir le quartier se nomme alors Paris La Défense.

Aujourd’hui, Paris La Défense fête ses 60 ans ! Historiquement, il s’agit du premier quartier d’affaires européen ; le quatrième le plus attractif au monde, selon le baromètre d’attractivité EY-ULI 2017 ; un territoire de 564 hectares, dont 31 d’espaces piétons ; 500 entreprises sont implantées, dont 41 % d’origine étrangère ; 75 % de sièges sociaux. La Défense, c’est aussi 3,5 millions de mètres carrés de bureaux dans plus de 70 tours, dont 10 000 m2 d’espaces de coworking ; 180 000 salariés ; 42 000 habitants et 45 000 étudiants. La Défense continue de se moderniser autour de nouvelles gares et développe des infrastructures au service des habitants afin de s’intégrer et répondre aux exigences et aux ambitions du Grand Paris. Bref, La Défense est loin d’avoir achevé son évolution urbaine !

Portrait

Chargement