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Airbnb s’attaque à Ian Brossat

ActualitésLogement

le 13 Sep 2018

Le patron de la plate-forme de réservation de logements en ligne Airbnb, Chris Lehane, s’est vivement opposé à la proposition « politicienne » de l’adjoint à la Maire de Paris, Ian Brossat, souhaitant exclure le géant américain du centre touristique de la ville.

L’adjoint à la Maire chargé du logement, de l’habitat durable et de l’hébergement d’urgence s’est récemment prononcé pour l’interdiction pure et simple de Airbnb des quatre arrondissements du centre de la Capitale, l’accusant de contribuer à la crise du logement en incitant les propriétaires à louer à des touristes plutôt qu’à ses résidents. « Je sais, grâce à des sondages, que nous sommes extrêmement populaires en France en général et à Paris en particulier » a réagi Chris Lehane, en marge d’une conférence sur le tourisme organisée à Airbnb au Cap (Afrique du Sud).

« Je comprends que certaines personnes souhaitent briguer des postes importants » a-t-il ajouté en référence à Ian Brossat, chef de file du Parti Communiste Français (PCF) aux prochaines élections européennes de 2019. « Je ne suis pas son consultant politique, mais je lui fais remarquer (…) qu’engager un combat où 20 % de l’opinion vous est favorable, mais 80 % opposée n’est pas gagnant politiquement » a insisté Chris Lehane.

Ian Brossat a dénoncé les effets pervers de ce succès, redoutant que Paris ne devienne un « musée à ciel ouvert ». « Un logement sur quatre ne sert plus à loger des Parisiens » s’est-il alarmé. Comme Paris, des villes comme Berlin, Barcelone ou Amsterdam accusent Airbnb d’accentuer la crise du logement. En août, la ville de New York a pris un arrêté obligeant la plate-forme à communiquer à la mairie la liste des transactions effectuées pour des logements dans la ville. « Sur les deux dernières années, nous avons signé plus de 500 partenariats avec les autorités dans le monde » a plaidé Chris Lehane, « nous avons aussi un cadre juridique en place à Paris ».

« Je constate que dans certains endroits, des gens agissent en fonction d’intérêts politiques » a-t-il poursuivi, se prononçant pour une solution négociée qui « permette une redistribution plus équitable des bénéfices ». (Avec AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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