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Amsterdam veut réduire à 30 jours maximum par an la location sur Airbnb

ActualitésHôtels

le 11 Jan 2018

Amsterdam souhaite réduire à trente jours par an l’année prochaine la location d’un appartement privé sur la plateforme de location en ligne Airbnb, ont annoncé les autorités locales, cherchant à réduire l’afflux de touristes vers la capitale hollandaise.

La limite actuelle, fixée à 60 jours, sera donc réduite de moitié pour « limiter l’influence négative de la location de maisons de vacances », a indiqué la municipalité.

« La location touristique d’habitations a connu une forte croissance ces dernières années », a-t-elle précisé. « Cette augmentation a une influence (non souhaitable) grandissante sur différents quartiers d’Amsterdam ».

La capitale espère ainsi réduire les nuisances liées aux touristes, comme le bruit, les dégradations et les hausses de prix des logements. La ville, qui compte 830 000 habitants, accueille chaque année 17 millions de voyageurs. En 2017, environ 22 000 habitations ont été proposées à la location, contre 4 500 en 2013, d’après la municipalité.

La ville a basé sa décision sur un récent jugement du tribunal de première instance d’Amsterdam cherchant à clarifier les règles en vigueur concernant les habitations pouvant être utilisées comme locations de vacation, y compris une durée maximum, le nombre de personnes autorisées par maison et une taxe de séjour obligatoire. Les locations doivent être signalées aux autorités qui vérifient si la règle des 30 jours est respectée, ont précisé les autorités municipales.

Amsterdam avait atteint un accord « unique en Europe » en décembre 2016 avec Airbnb pour rendre impossible la location d’un appartement à Amsterdam pendant plus de 60 jours par an. « L’accord actuel avec les plateformes telles qu’Airbnb et Booking.com tient jusqu’au 1er janvier 2019 » a ajouté la ville. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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