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Le choix Immoweek : Invesco signe un « deal » à 530 millions d’euros

ActualitésHôtels

le 06 Sep 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous revenons sur cette acquisition de taille pour Invesco Real Estate, ou plus précisément pour le nouveau fonds ouvert European Hotel Fund qu’il gère : il s’agit en effet d’un portefeuille de treize hôtels situés en Allemagne et aux Pays-Bas, pour la « modique » somme de 530 millions d’euros. Une transaction de taille, qui montre la bonne santé de l’hôtellerie européenne…

L’acquisition a également été réalisée pour un client historique britannique (8 hôtels, 26 % du portefeuille) et un « club deal » structuré entre deux investisseurs institutionnels, respectivement danois et néerlandais (36 % du portefeuille) ; European Hotel Fund récupère 4 hôtels, soit 38 % du portefeuille.

85 % de ces actifs sont localisés en Allemagne (dans les villes de Berlin, Cologne, Dortmund, Düsseldorf, Francfort, Hambourg, Heidelberg et Munich) et les 15 % restants sont à Amsterdam. Le portefeuille se compose d’hôtels de milieu-de-gamme situés dans le centre de grandes agglomérations et de villes secondaires au rayonnement important. Tous les actifs sont franchisés sous des marques du groupe IHG telles que Crowne Plaza, Holiday Inn et Holiday Inn Express.

Invesco Real Estate a été conseillé par Paul Hastings et PWC. Apollo Global Management, LLC a été conseillé par Eastdil Securex. Invesco a confié la gestion opérationnelle des actifs à la société spécialisée Event Hotels, avec laquelle a été conclu un accord de partenariat avec alignement d’intérêts.

Cette transaction est un double succès pour Invesco : nous sommes non seulement ravis d’avoir acquis ce portefeuille de grande qualité, composé d’actifs hôteliers performants dans deux des plus fortes économies européennes, mais nous sommes surtout fiers de compter de nouveaux investisseurs au sein de notre activité, beaucoup d’entre eux faisant ainsi leurs premiers pas dans le secteur de l’immobilier hôtelier européen. (...)
Il est encourageant de noter l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels qui reconnaissent les qualités du secteur hôtelier au sein de leurs allocations d’actifs, ce secteur proposant des baux de plus longue durée, d’une moindre volatilité et d’un profil de rendement et de performance de long terme appréciable par rapport à l’immobilier commercial.

Marc Socker, managing director de la division Hotel Fund Management d’Invesco Real Estate

Grâce à notre équipe d’experts du secteur hôtelier, notre empreinte dans ce secteur immobilier s'élargit. Ces deux dernières années, nous avons géré puis cédé deux fonds hôteliers fermés et investi près de 2 milliards d’euros dans le secteur pour le compte de ces fonds et de mandats dédiés. Pour 2017, nous avons déjà réalisé ou identifié environ 900 millions d’euros de transactions pour notre nouveau fonds et notre portefeuille grandissant de mandats dédiés. À nos yeux, l’hôtellerie constitue un secteur d’investissement institutionnel au même titre que l’immobilier locatif traditionnel et nous sommes heureux de voir cette opinion confortée par l’intérêt grandissant que suscite ce secteur auprès de nos clients.

Andy Rofe, directeur général d’Invesco Real Estate

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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