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Le choix Immoweek : Queensgate achète la chaîne Generator Hostels 450 millions d’euros

ActualitésHôtels

le 15 Mar 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », alors que vous êtes sans doute en train de profiter du soleil cannois au Mipim (tout en restant studieux, bien entendu), nous vous donnons des envies de départ en sac en dos et en dortoir ! En effet, la transaction la plus importante jamais enregistrée dans le secteur des auberges de jeunesse a été signée, avec 450 millions d’euros versés par Queensgate auprès de Patron Capital et Invesco Real Estate pour acquérir la chaîne Generator Hostels…

Generator Hostels compte une douzaine d’auberges, en pleine propriété pour la plupart, totalisant 8 639 lits ; deux autres auberges sont actuellement en cours de développement. Positionnée sur le secteur des voyageurs « millenials », Generator Hostels génère des revenus de plus 70 millions d’euros.

Les auberges se trouvent à Londres, Copenhague, Amsterdam, Dublin, Hambourg, Barcelone, Berlin (Mitte et Prenzlauer Berg), Stockholm, Venise, Rome et enfin Paris, où l’auberge se trouve place du Colonel Fabien, dans le 10ème arrondissement. De nouvelles auberges doivent ouvrir en 2017 à Madrid et Miami.

Le mois de janvier avait déjà été marqué dans le secteur des auberges de jeunesse par l’acquisition d’A&O Hotels and Hostels par TPG Real Estate ; A&O, décrite comme la plus grande plate-forme d’auberges d’Europe, gère 31 établissements et 20 000 lits, majoritairement en Allemagne.

Queensgate, joint-venture entre la famille Kow, LJ Partnership et le Peterson Group à Hong-Kong, est basée à Londres et souhaite investir 300 millions d’euros dans le secteur des auberges de jeunesse.

Patron Capital et son partenaire, Invesco Real Estate, étaient conseillés par Lazard et CMS ; Queensgate par Brown Rudnick. Invesco Real Estate était représenté par Freshfields.

Patron Capital avait investi dans Generator Hostels en 2007, ayant reconnu le marché naissant des auberges de jeunesse, cependant très fragmenté : les sept plus grandes chaînes ne représentent que 1 % des actifs…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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