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Immobilier hôtelier en Ile-de-France : l’Orie formule des propositions

- Le - par Jean-Baptiste Favier

Attentats, AirBnB, TVA… dur dur le métier d’hôtelier, investisseur comme exploitant, particulièrement en Ile-de-France : -6,4 % d’arrivées internationales dans la région capitale depuis le début de l’année ; -15 à 20 % de chiffre d’affaires pour les hôteliers parisiens… L’Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise en Ile-de-France (Orie) s’est penché sur ce phénomène, a vérifié la véracité de ces chiffres et émis des propositions pour ce marché.

Immobilier hôtelier francilien : mutations et enjeux

C’est au cours des années 2000 que la classe d’actifs hôteliers a connu un intérêt grandissant chez les investisseurs. En 2015, " année vraiment exceptionnelle " selon l’Orie (citant JLL), 2,3 milliards d’euros étaient ainsi placés sur Paris.
Et l’arrivée d’AirBnB sur le marché – suivi par de nouveaux entrants dans le secteur, tous proposant des concepts d’hébergement différenciant – a poussé les acteurs " historiques " à se renouveler eux-mêmes, à lancer de nouvelles marques et de nouveaux concepts ou à absorber des start-up à succès. Ainsi, le nombre de nouvelles marques a bondi de 25 % en six ans (toujours selon JLL).
Réflexion faite de cette " fausse concurrence ", restent les fondamentaux immobiliers. Et le coût du foncier est une problématique prégnante pour les opérations hôtelières, celles-ci " acceptant des niveaux de charges foncières moins importantes que les autres actifs (bureaux, commerces, logements) et peine à se développer sans soutien de la collectivité " précise l’Orie, qui ajoute que " le plan de la Ville de Paris, qui a réservé 30 terrains à l’hôtellerie, est une réussite de ce point de vue ".
Toujours en lien avec cette problématique foncière, sa raréfaction dans la Capitale, couplée à la complexité – surtout juridique et un peu moins technique – de transformer des mètres carrés existants (bureaux et/ou logements) en chambres d’hôtels, les investisseurs et exploitants traversent le périphérique : " avec la construction de la Métropole et la candidature de Paris aux JO et à l’exposition universelle à l’horizon 2024-2025, il apparaît aujourd’hui nécessaire de penser le développement hôtelier hors des limites parisiennes " résume l’Orie.

Encourager l’hôtellerie économique, revoir les réglementations, stabiliser la fiscalité

Le groupe de travail de l’Observatoire, piloté par Dominique Dudan et Christine Turquet de Beauregard, a formulé trois propositions pour " optimiser le développement hôtelier à l’échelle métropolitaine " :

  • encourager le portage public des opérations d’hôtellerie économique – grand " perdant " de la concurrence d’AirBnB et consors – " en renforçant les stratégies de développement à l’échelle intercommunale et métropolitaine " ;
  • optimiser les réglementations " en intégrant l’hôtellerie au champ d’application du décret en cours sur les IGH tertiaires ; en permettant des dérogations au PLU pour adapter la réglementation aux différents contextes locaux ; en veillant à l’application des réglementations des locations meublées… " et
  • favoriser la stabilité fiscale. L’Orie précise que " l’augmentation de la TVA de 7 à 10 % au 1er janvier 2014 avait été particulièrement difficile à amortir pour les acteurs ".

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

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