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Immobilier hôtelier en Ile-de-France : l’Orie formule des propositions

ActualitésHôtels

le 20 Oct 2016

Attentats, AirBnB, TVA… dur dur le métier d’hôtelier, investisseur comme exploitant, particulièrement en Ile-de-France : -6,4 % d’arrivées internationales dans la région capitale depuis le début de l’année ; -15 à 20 % de chiffre d’affaires pour les hôteliers parisiens… L’Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise en Ile-de-France (Orie) s’est penché sur ce phénomène, a vérifié la véracité de ces chiffres et émis des propositions pour ce marché.

Immobilier hôtelier francilien : mutations et enjeux

C’est au cours des années 2000 que la classe d’actifs hôteliers a connu un intérêt grandissant chez les investisseurs. En 2015, « année vraiment exceptionnelle » selon l’Orie (citant JLL), 2,3 milliards d’euros étaient ainsi placés sur Paris.
Et l’arrivée d’AirBnB sur le marché – suivi par de nouveaux entrants dans le secteur, tous proposant des concepts d’hébergement différenciant – a poussé les acteurs « historiques » à se renouveler eux-mêmes, à lancer de nouvelles marques et de nouveaux concepts ou à absorber des start-up à succès. Ainsi, le nombre de nouvelles marques a bondi de 25 % en six ans (toujours selon JLL).
Réflexion faite de cette « fausse concurrence », restent les fondamentaux immobiliers. Et le coût du foncier est une problématique prégnante pour les opérations hôtelières, celles-ci « acceptant des niveaux de charges foncières moins importantes que les autres actifs (bureaux, commerces, logements) et peine à se développer sans soutien de la collectivité » précise l’Orie, qui ajoute que « le plan de la Ville de Paris, qui a réservé 30 terrains à l’hôtellerie, est une réussite de ce point de vue ».
Toujours en lien avec cette problématique foncière, sa raréfaction dans la Capitale, couplée à la complexité – surtout juridique et un peu moins technique – de transformer des mètres carrés existants (bureaux et/ou logements) en chambres d’hôtels, les investisseurs et exploitants traversent le périphérique : « avec la construction de la Métropole et la candidature de Paris aux JO et à l’exposition universelle à l’horizon 2024-2025, il apparaît aujourd’hui nécessaire de penser le développement hôtelier hors des limites parisiennes » résume l’Orie.

Encourager l’hôtellerie économique, revoir les réglementations, stabiliser la fiscalité

Le groupe de travail de l’Observatoire, piloté par Dominique Dudan et Christine Turquet de Beauregard, a formulé trois propositions pour « optimiser le développement hôtelier à l’échelle métropolitaine » :

  • encourager le portage public des opérations d’hôtellerie économique – grand « perdant » de la concurrence d’AirBnB et consors – « en renforçant les stratégies de développement à l’échelle intercommunale et métropolitaine » ;
  • optimiser les réglementations « en intégrant l’hôtellerie au champ d’application du décret en cours sur les IGH tertiaires ; en permettant des dérogations au PLU pour adapter la réglementation aux différents contextes locaux ; en veillant à l’application des réglementations des locations meublées… » et
  • favoriser la stabilité fiscale. L’Orie précise que « l’augmentation de la TVA de 7 à 10 % au 1er janvier 2014 avait été particulièrement difficile à amortir pour les acteurs ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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