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Le choix Immoweek : le « Off Paris Seine », un hôtel-bar au large du port d’Austerlitz

ActualitésHôtels

le 28 Juin 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré à « l’immeuble », nous nous intéressons aujourd’hui à un bâtiment très spécial, et pourtant bien présent sur le sol parisien… Ou plutôt sur l’eau parisienne ! L’hôtel-bar « Off Paris Seine » a ouvert il y a peu dans le port d’Austerlitz, entre le pont Charles de Gaulle et le viaduc d’Austerlitz, et non loin de la Cité de la Mode et du Design. L’originalité du concept ? Il s’agit d’un hôtel flottant, reposant sur deux coques en acier fabriquées à Dieppe pour tenir cet ensemble de 800 tonnes à la surface de l’eau.

Chacune des 58 chambres a été conçue comme une cabine, avant d’être montée sur les deux coques ; l’ensemble a ensuite été acheminé à Paris depuis Rouen, par voie d’eau, pour s’installer en face de la gare d’Austerlitz, après seulement 17 mois de travaux. Le « Off Paris Seine » est ainsi respectueux de l’empreinte carbone, laisse passer la lumière par sa verrière centrale et est respectueux de l’environnement, grâce à des installations telles qu’une pompe à chaleur, des toilettes sous vide ou un bac dégraisseur. Christophe Gallineau de Citysurfing et Gérard Ronzatti de Seine Design sont à créditer de cette trouvaille insolite.

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Mais le « Off Paris Seine » est d’abord un hôtel, alors intéressons-nous d’abord au volet hôtelier : classé 4 étoiles, avec 58 chambres, dont 4 suites, à partir de 160 euros la nuit, une somme infinitésimale, quand on songe à la vue sur Paris et la Seine qu’elles offrent, ainsi qu’un bar avec une offre de restauration légère, un bassin, une marina et une terrasse à quai éphémère de 400 m2, ouverte aux clients depuis le 23 juin. Gérard Ronzatti a signé les deux suites Horizon, en tête de bateau et double exposition sur la Seine, tandis que les deux suites Designers ont eu les honneurs de Maurizio Galante et de Tal Lancman.

Le projet a été financé à 54 % par Novaxia, 20 % par Bpifrance, 10 % par Citysurfing, 9 % par des business angels, 6 % par Elegencia Hotels et 1 % par Euromodules, et a bénéficié du soutien de la Mairie de Paris et des Ports de Paris pour dynamiser la Rive Gauche ; la construction aura généré 200 emplois, dont une trentaine pour la gestion de l’hôtel. Bref, un projet « Made In France » qui change le paysage de Paris!BarOff3

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 17/06/2019

Ubérisation de l’immobilier : la Fnaim fait de la résistance

Il y a environ un mois, la société « De Particulier à Particulier » (PAP) lançait une offensive marketing en direction des vendeurs de logements en leur proposant une offre d’accompagnement à prix forfaitaire : « Mieux qu’une agence ».

Un nouveau « package » prévoyant une estimation du prix de vente, une visite en 3D du logement (pour laquelle un photographe professionnel est envoyé par PAP) et… un filtrage des demandes des acheteurs qui se manifestent et souhaitent visiter, non plus en ligne, mais physiquement, le logement. Coût de cette prestation globale : 690 euros. Une annonce qui a été vécue par la Fnaim comme un déclencheur des hostilités avec, à la clé, une assignation devant le tribunal de commerce de Paris pour « dénigrement et exercice illicite de la profession ». « Dénigrement », parce que la présidente de PAP, Corinne Jolly, dans une interview sur « France Info », a lâché un « oui » en réponse à la question « vous voulez la mort des agences ? », considérant que les « commissions d’agences sont jugées exorbitantes », supérieures en moyenne, considère PAP, de 17 fois au tarif forfaitaire de son offre « Mieux qu’une agence ». Un intitulé qui joue (un peu/beaucoup) la provocation et a évidemment énervé la Fnaim, laquelle reproche également à la société l’exercice illicite du métier d’agent immobilier, sans détention d’une carte. Ce à quoi la présidente de PAP rétorque dans un communiqué : « pour se défendre, la Fnaim prétend donc que nous exercerions ainsi l’activité d’agent immobilier. Sauf que PAP n’a pas de mandat de vente et PAP n’est pas un intermédiaire entre le vendeur et l’acquéreur. Nous sommes très clairs : le vendeur réalise les visites et gère la négociation directement avec l’acquéreur. Nous ne faisons pas la vente à sa place et nous l’assumons, car nous défendons, depuis notre création, l’idée de laisser les particuliers garder la main sur leur vente ».

Et d’avancer un argument dont on verra s’il fait mouche devant les juges : « via cette assignation, la Fnaim veut donc tout simplement empêcher qui que ce soit d’innover sur le marché immobilier. Elle veut interdire aux particuliers de bénéficier de nos services. Pour quelle raison ? Au moins sur ce point, la Fnaim est claire : « pour défendre les agents immobiliers » ».

Au delà de cette joute entre deux acteurs du monde de l’immobilier, se pose la question de la révolution imposée par la connaissance et le traitement de la data. L’ubérisation du monde de l’immobilier est en marche, elle est inéluctable. Il n’est pas certain que la posture défensive soit la seule et, surtout, la meilleure réponse à apporter…

Portrait

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