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Le choix Immoweek : l’hébergement temporaire se porte bien dans la Capitale

ActualitésLogement

le 12 Juin 2018

Les plate-formes de location temporaire, dont le fer de lance est la bien connue AirBnB, sont de plus en plus « encadrées », règlementées, contrôlées – preuve en est la toute récente décision de sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations -, mais leur santé sonne comme un défi à tous ses détracteurs. En tout cas, c’est ce que montre l’étude réalisée par Colliers International et Hotelschool, qui a analysé les performances d’AirBnB dans les capitales européennes. Dont Paris, bien sûr, qui est ainsi le « + » du « choix Immoweek » de ce jour.

Tout d’abord, un panorama, chiffré, du marché parisien : la Capitale compte 130 136 logements AirBnB disponibles sur le site internet en 2017. Sur ce total, 79 846 réservations réelles ont été enregistrées. Environ 4,2 millions de visiteurs sont restés dans un AirBnB, pour une durée moyenne de 4,42 nuits ; 6,5 millions de nuitées ont été enregistrées sur la plate-forme, soit une croissance de 28,5 % par rapport à 2016.

« Cependant, 2018 pourrait voir cette croissance diminuer quelque peu si les souhaits de la Mairie de Paris aboutissent et forcent 84 % des hôtes d’Airbnb à adhérer aux réglementations mises en place à la fin de l’année dernière » tempère Jeffrey Squire, directeur associé des expertises chez Colliers International France. Il poursuit : « avec 85 % des parts de marché de l’hébergement, les hôtels parisiens dominent encore nettement : les séjours de nuit ont augmenté de 15 % entre 2016 et 2017, montrant ainsi la résistance des hôtels parisiens face à l’influence d’AirBnB ». Chers hôteliers, pas de panique donc. Le marché vous appartient encore !

L’étude révèle aussi la répartition des réservations réelles en fonction des quartiers parisien. En somme, où vont les utilisateurs de la plate-forme lorsqu’ils veulent visiter la Capitale ? Avec 10 % des réservations réelles, c’est le quartier de la Butte Montmartre qui remporte la première place. Dans la tranche des 5 à 10 %, les quartiers de Popincourt (8,9 %), Vaugirard (7 %), « Entrepôt » (10ème – 6,5 %), Temple (6,4 %), Batignolles-Monceau (5,4 %) et Hôtel-de-Ville (5,3 %). Bien sûr, tous les logements ne sont pas au même prix : le revenu locatif moyen des hôtes Airbnb par logement était de 7 500 euros pour l’ensemble du territoire parisien, mais les hôtes des zones centrales (Hôtel de Ville, Louvre) ont réalisé, en moyenne, deux fois ce montant par logement (respectivement : 13 900 euros et 15 000 euros).

Dans ses perspectives, Jeffrey Squire prévoit « une croissance soutenue des séjours de nuit dans les hôtels parisiens grâce au plan d’investissement Grand Paris de 32,5 milliards d’euros, à la croissance de 2 milliards d’euros de Disneyland Paris en 2021, à la Coupe du monde de rugby en 2023 et aux Jeux Olympiques de Paris en 2024 ». Autant d’événements qui feront rayonner la Capitale…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Catherine Bocquet

le 17/10/2018

Vers un Grand Paris de la mixité

Le Grand Paris sera mixte (dans les usages) et vert (dans sa forme) : c’est la démonstration que fait le conseil JLL dans son étude « Le Grand Paris by JLL ». Une démonstration qui s’appuie sur les résultats des diverses consultations lancées tout récemment par les collectivités locales (Réinventer Paris 1 et 2, Inventons la Métropole du Grand Paris 1 et 2).

Ainsi, au regard des projets lauréats, le conseil montre que près de la moitié d’entre eux possèdent la particularité d’être « mixtes », soit des bâtiments qui prévoient plusieurs usages, plusieurs activités et peut-être même plusieurs vies.  Il s’agit ici des opérations qui mêleront logements, espaces de travail partagées, mais aussi hôtels ou espaces évènementiels. Mais le Grand Paris de demain, ce seront aussi des immeubles ouverts comme et sur un quartier : « l’immeuble s’intègre désormais pleinement au tissu urbain local et est conçu de manière à avoir un effet positif sur son environnement ». Et JLL de citer l’exemple de « Morland Mixité Capitale », face à l’Institut du Monde Arabe, qu’une rue traversera, permettant un passage des rues intérieures du Marais à la Seine. Un projet qui prévoit aussi l’ouverture au public des étages supérieurs du bâtiment central. Mais le Grand Paris sera aussi très « vert » puisque « 75 % des projets comportent un volet végétal majeur » relève l’étude, qui souligne que « l’implantation de végétaux sur les bâtiments, notamment sur les toits ou façades, participe au retour d’espaces naturels en ville sans utiliser de foncier supplémentaire ». Façades vertes, mais aussi jardins sur les toits, potagers partagés sont inscrits au programme, témoignage d’une demande de retour aux sources d’une population parisienne issue souvent de cette province qu’on doit parait-il désormais appeler « régions ». De nouvelles manières de concevoir la ville, les lieux de travail, les manières d’habiter se dessinent et c’est tant mieux. Ce sera d’ailleurs l’un des sujets de nos prochains « Trophées Logement et Territoires », le 14 novembre prochain. Rendez-vous pour en débattre !

Portrait

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