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Mipim Awards 2017 : Maison Albar Hotel Paris Céline, seul projet français lauréat

ActualitésHôtels

le 17 Mar 2017

Céline Falco, vice-présidente de Paris Inn Group, recevant son trophée

Lors de la 27ème cérémonie des Mipim Awards, un seul projet français a été primé : il s’agit de la Maison Albar Hotel Paris Céline, porté par le promoteur Paris Inn Group, qui a reçu l' »award » du « meilleur complexe hôtelier et touristique ».

Situé au 23-25, rue du Pont-Neuf, dans le premier arrondissement parisien, cet ensemble de 3 130 m2 bâti en 1866 accueillait le siège de la maison de prêt-à-porter de luxe Céline. Après 21 mois de travaux de réhabilitation – imaginée par l’Atelier Cos et dont la décoration intérieure a été confiée à Alexandre Danan -, cet immeuble ancien a donné place à « un élégant hôtel cinq étoiles, doté de 60 chambres et suites, d’un restaurant « by Rostang », d’un spa Cinq Mondes et d’une piscine ».

Maison-Albar-Hotel-Paris-Celine

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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