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Le choix Immoweek : « Svart », un 1er hôtel à énergie positive va voir le jour au Pôle Nord

ActualitésHôtels

le 13 Fév 2018

En collaboration avec Arctic Adventure de Norvège, Asplan Viak et Skanska, Snøhetta a conçu « Svart », le premier hôtel à énergie positive au monde, au pied du glacier de Svartisen, qui traverse la municipalité de Meløy dans le nord de la Norvège. Cette « oasis » au milieu des glaces à l’architecture une nouvelle fois remarquable est signée du cabinet norvégien retenu notamment pour le projet des « Lumières Pleyel », lauréat dans le cadre d’Inventons la Métropole. C’est aussi notre choix Immoweek de ce rendez-vous consacré à « l’immeuble ».

Le nom de cet hôtel, « Svart », qui signifie « noir » ou « bleu » (les mots ont les deux sens en vieux norvégien) est un hommage à la glace bleue de Svartisen.  Il s’étend du rivage au pied de la montagne Almlifjellet, à toute proximité des eaux claires du fjord Holandsfjorden qu’il domine.  Sa construction s’inspire de l’architecture vernaculaire locale sous la forme du «fiskehjell» (structure en bois en forme de A pour sécher le poisson) et du «rorbue» (type traditionnel de maison saisonnière utilisée par les pêcheurs). L’hôtel n’est accessible que par bateau et il est prévu d’introduire une navette en bateau à énergie neutre depuis la ville de Bodø.

Des performances énergétiques remarquables
« Svart » réduit la consommation d’énergie annuelle d’environ 85 %, répondant à la norme « Powerhouse ». L’idée est de proposer « une destination touristique durable en respectant les caractéristiques uniques ce territoire polaire » : les espèces végétales rares, les eaux propres et la glace bleue du glacier Svartisen. Pour atteindre cette prouesse, les architectes ont réalisé une cartographie détaillée du comportement des rayons solaires et les chambres d’hôtel, les restaurants et les terrasses sont stratégiquement placés pour exploiter l’énergie du soleil tout au long de la journée et des saisons. Le toit de l’hôtel est recouvert de panneaux solaires produits avec de l’énergie hydroélectrique propre réduisant encore plus l’empreinte carbone. En raison des longues nuits d’été de cette région, la production annuelle d’énergie solaire sera en fait supérieure à la quantité d’énergie qu’il serait possible de récolter plus au sud. Pendant les mois d’hiver, lorsque le soleil est bas dans le ciel, les grandes fenêtres de la façade permettent un maximum d’ensoleillement pour exploiter l’énergie thermique naturelle du soleil.

Des matériaux à faible énergie intrinsèque ont été utilisés pour atteindre la norme Powerhouse et l’utilisation du bois dans la construction et le bardage minimise l’impact environnemental du bâtiment.  L’hôtel utilise également des puits géothermiques reliés aux pompes à chaleur. Ceux-ci sont utilisés pour chauffer le bâtiment, réduisant ainsi la consommation d’énergie totale du bâtiment.

Bref, un hôtel tout vert au milieu d’une immensité toute blanche !Svart2017127_OSSvart2017127_OS_N6

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Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 18/01/2019

Un (grand) merci à Anne Hidalgo !

En choisissant un tel titre, on n’ignore pas que l’on va se faire taper sur les doigts, et pas qu’un peu, par tous les opposants à la Maire de Paris, aux premiers rangs desquels il faut certainement compter beaucoup d’automobilistes.

Mais nous ne sommes pas des spécialistes de la bagnole, mais de l’immobilier. Et, dans ce cadre, le constat s’impose : en mettant en oeuvre, en novembre 2014, « Réinventer Paris » – qui, à l’époque, suscitait beaucoup de critiques ou de doutes amusés ; le commentaire le plus souvent entendu était : « c’est du gadget » – l’équipe municipale (et, ici, il faut évidemment faire toute sa place à Jean-Louis Missika, maître d’œuvre du projet, et à toute son équipe, sans oublier Alexandre Labasse, le patron du Pavillon de l’Arsenal) a créé un mouvement qui ne s’est pas démenti depuis. Les réalisations concrètes (on est donc loin de la babiole annoncée) sont sur le point d’éclore et on attend avec impatience de découvrir terminés le projet Morland ou les « 1000 Arbres », pour ne citer qu’eux. Treize, en tout cas, ont reçu leur permis de construire et huit sont donc effectivement en chantier. Après que la Métropole du Grand Paris se soit intelligemment inspirée du dispositif, on vient de connaître les lauréats du deuxième (on n’ose dire le second) opus de l’opération : pour redonner vie aux « dessous de Paris », 217 candidats (!!!) avaient postulé sur 31 sites. Et les résultats sont, là aussi, au rendez-vous. On soulignera l’originalité, l’inventivité et la capacité à mixer les usages dont on fait preuve les projets. Avec un élément intéressant : la capacité des acteurs (architectes, investisseurs, promoteurs) à monter des dossiers ensemble, avec des « majors » et des professionnels de moyen (et de notoriété) plus modestes. Bref, ce concours permet de promouvoir les capacités innovantes, notamment des promoteurs, et de les sortir de leur « train-train ». Le nombre des dossiers présentés montre qu’ils ne demandent que cela. On s’en réjouit et pour cela aussi, on osera réitérer un « merci Anne Hidalgo ».

Portrait

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