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Thomas Lamson (Adagio) : « notre ambition est de doubler le nombre d’aparthotels Adagio en Europe d’ici 2023 »

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le 06 Juil 2018

Ils existaient bien avant les plateformes de location : les aparthotels constituent un segment de marché qui continue à se développer. L’un des leaders de ce secteur, Adagio, entend bien renforcer sa présence en France… mais aussi à l’international. Thomas Lamson, directeur du business développement d’Adagio, expose la stratégie du groupe.

Que représente Adagio en France ?
Adagio est le référent des Aparthotels en France et en Europe. Nous comptons environ 85 aparthotels dans l’Hexagone répartis dans les plus grandes villes : Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg… Adagio se renforce en France, notamment en reprenant la gestion en début d’année de 5 résidences urbaines Hipark Design Suites, désormais opérées sous le nom Hipark by Adagio.
Nous poursuivons notre développement en France en 2019 avec l’arrivée de 5 nouveaux établissements à Lille, Paris, Montpellier, Nanterre et Saclay.
Nos établissements vont du studio à l’appartement 3 pièces et les clients auront le choix entre 3 gammes de prix : la gamme économique avec notre marque Adagio access, le milieu de gamme avec Adagio et enfin le haut-de-gamme avec Adagio premium. Pour finir, notre nouveau concept de parties communes baptisé « Le Cercle », qui vise à placer la proximité et le relationnel au cœur de l’expérience client, a été lancé l’an passé en France à l’aparthotel de Paris Bercy Village. Cette année, le concept va s’étendre à d’autres villes françaises, mais aussi en Europe, au rythme d’une vingtaine d’établissements sur trois ans.

Vous avez évoqué la volonté de « renforcer » votre présence en Europe et à l’international : qu’en est-il actuellement ? Dans quels autres pays êtes-vous présents ?
Nous sommes actuellement présents dans 12 pays : la France, bien évidemment, mais aussi la Autriche, la Belgique, la Suisse, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, le Maroc, les Emirats Arabes Unis, la Russie et le Brésil. Adagio se développe en effet considérablement à l’international sur des marchés à forte demande en solution d’hébergement comme le Brésil, ou l’Europe de l’Est, ainsi que des marchés en plein essor tels que le Royaume-Uni et l’Allemagne. D’ici 2019, 26 autres établissements ouvriront notamment en Allemagne, au Royaume-Uni, au Brésil, en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis. Notre ambition est de doubler le nombre d’aparthotels Adagio en Europe d’ici 2023 pour atteindre ainsi 150 aparthotels et 15 000 appartements.

Pourquoi cibler les Pays-Bas ? Et d’autres sujets sont-ils à venir dans ce pays ?
Nous avons choisi les Pays-Bas parce qu’il s’agit d’une destination attractive – à travers notamment la ville d’Amsterdam – ainsi que pour ses opportunités économiques : les Pays-Bas figurent parmi les premiers pays en termes de PIB par habitant de la zone Euro.
Par ailleurs, ce pays est au centre de la politique européenne et attire donc de nombreuses entreprises privées comme des institutions de l’Union Européenne. A titre d’exemple, l’Agence européenne du médicament, originellement basée à Londres, déménagera à Amsterdam courant 2019 à la suite du Brexit et pourra générer près de 30 000 nuitées. Les Pays-Bas viennent compléter ainsi notre réseau européen.
Concernant les sujets à venir, Adagio suit de près La Haye et Rotterdam, étant entendu qu’Amsterdam pourrait accueillir un ou deux autres Adagio…

Quels autres pays (villes) sont à l’étude ?
Pour ce qui est de l’Europe, nous étudions toutes les grandes villes européennes. Nous visons également l’Afrique, l’Europe de l’Est (via notre réseau Orbis) ou l’Amérique Latine (Contrat exclusif ou Master Franchise).

Quels sont les montants d’investissement prévus pour ce développement ?
Etant donné que nous procédons en prises de bail, contrats de franchise et contrats de gestion, Adagio n’investit pas à proprement parler dans les actifs. Nous développons cependant une stratégie fine par marché afin de répondre à l’ensemble des tactiques d’investissement de nos partenaires. A cet effet, nous signons des baux commerciaux – engagement rare sur le marché hôtelier – permettant de sécuriser le développement de nos aparthotels.
D’autre part, nous renforçons notre équipe Développement avec notamment l’arrivée très prochainement d’un nouveau développeur basé au Royaume-Uni tout en renforçant l’équipe d’analystes et de chargés de développement basée à Paris.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Valérie Garnier

le 19/09/2018

La Défense : 60 ans et toujours sexy !

L’histoire se passe dans un pavillon situé en banlieue parisienne, en l’occurrence Courbevoie. Une ville en plein bouleversements, consécutifs aux travaux d’urbanisme monumentaux qui y sont engagés, tout comme à Puteaux et Nanterre, pour que le futur quartier de La Défense voit le jour.

Les camions, les pelleteuses, les marteaux-piqueurs, les grues et le bruit incessant que forme l’ensemble, dressent le décor du film de Pierre Granier-Deferre, d’après un roman de Georges Simenon, intitulé « Le Chat ». Nous sommes en 1971 et le quartier de La Défense, qui a été inauguré avec l’ouverture du Cnit en septembre 1958, s’apprête à émerger. Courbevoie, Puteaux et Nanterre vivent leurs derniers jours de « petites banlieues parisiennes ».
Après moultes rebondissements, péripéties et crises diverses, La Défense n’a eu de cesse de se développer, de se construire et même se déconstruire !
Pour faire face à l’obsolescence de nombreuses tours, un « Plan de Renouveau de La Défense » est lancé en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président de l’Epad. Il prévoit la construction de 850 000 m2 de bureaux supplémentaires, dont 350 000 en démolition-reconstruction ; 100 000 m2 de nouveaux logements et la réalisation de grands équipements.

En 2007, l’EPGD est créé pour gérer et promouvoir le quartier d’affaires. En 2010, l’EPGD change de nom pour devenir Defacto, tandis que l’Epad fusionne avec l’Epasa, aménageur de la Zac Seine-Arche, pour devenir l’Epadesa.

En janvier 2018, Defacto et l’Epadesa décident, à leur tour, de fusionner et la nouvelle structure, en charge de gérer, d’aménager et de promouvoir le quartier se nomme alors Paris La Défense.

Aujourd’hui, Paris La Défense fête ses 60 ans ! Historiquement, il s’agit du premier quartier d’affaires européen ; le quatrième le plus attractif au monde, selon le baromètre d’attractivité EY-ULI 2017 ; un territoire de 564 hectares, dont 31 d’espaces piétons ; 500 entreprises sont implantées, dont 41 % d’origine étrangère ; 75 % de sièges sociaux. La Défense, c’est aussi 3,5 millions de mètres carrés de bureaux dans plus de 70 tours, dont 10 000 m2 d’espaces de coworking ; 180 000 salariés ; 42 000 habitants et 45 000 étudiants. La Défense continue de se moderniser autour de nouvelles gares et développe des infrastructures au service des habitants afin de s’intégrer et répondre aux exigences et aux ambitions du Grand Paris. Bref, La Défense est loin d’avoir achevé son évolution urbaine !

Portrait

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