Olivier de Dampierre
Né le 26 juin 1948

Société
Hines France
 
Fonction
Président

MONSIEUR 500 000 M2 !

En 2001, nos lecteurs l'ont plébiscité dans la catégorie «Promoteurs». Entre-temps, le jury des «Pierres d'Or» l'avait nommé à de nombreuses reprises (2005, 2006 et 2008) au regard de son parcours et de ses réalisations. Dix ans plus tard, Olivier de Dampierre, président fondateur d'Hines en France a été de nouveau élu «Pierre d'Or», sans aucune discussion possible, dans sa catégorie : la promotion. Notre homme est un véritable esthète, avec pour ambition de ne s'engager que sur de grands projets mettant en avant «une architecture de qualité, respectueuse de l'environnement, soucieuse des conditions de travail et de vie quotidienne, répondant aux exigences des entreprises les plus modernes». Il est fier d'avoir su saisir sa chance sur deux marchés fondamentaux : La Défense et les terrains Renault. Grâce à lui, le groupe Hines peut se targuer de compter parmi les plus belles réalisations dans l'Hexagone

Un véritable passionné d'architecture et d'urbanisme : voilà comment, d'entrée de jeu, se présente Olivier de Dampierre. Après avoir fait ses études à Janson de Sailly, notre homme décroche une maîtrise de Gestion et une licence d'Urbanisme. Il commence sa carrière professionnelle en 1973, chez Bouygues où il restera deux ans pour développer des hôtels. Il quitte le géant de la promotion pour rejoindre Bourdais. Mais, frustré de ne plus être au cœur d'un métier qu'il aime, il retourne chez Bouygues. D'abord en régions, pour ensuite développer une filiale à Paris : Stim Entreprises. Puis, à 40 ans, il décide de créer sa propre structure et lance Sovacim, société qu'il revendra ensuite au promoteur leader aux États-Unis, le groupe Hines. En 1995, Hines France ouvre ainsi ses bureaux à Paris. Olivier de Dampierre en est le président fondateur. L'aventure commence...

Partageant la passion de l'architecture avec le président mondial Gérald D. Hines, Olivier de Dampierre n'aura de cesse de construire de grands immeubles... dont rien moins que quatre tours à La Défense. «PB6», qui a été sa première, est, pour lui, son plus beau souvenir car, dit-il, «le jour où j'ai signé pour la construction de cette tour, a été l'un des plus beaux de ma vie pour deux raisons. Cela sécurisait mon aventure avec Hines et cela arrivait à un moment où ma vie personnelle basculait». «CB16», «T1» et, aujourd'hui, en tant que maître d'ouvrage délégué, «Carpe Diem», à quoi l'on peut rajouter le siège social de M6, à Neuilly sur Seine, qui marque le début de l'aventure avec Hines ; le siège social d'Havas, à Suresnes ou encore «Meudon Campus», pour ne citer que ceux-là, sont quelques grandes réalisations qui restent incontournables dans le paysage immobilier hexagonal. Dans l'histoire d'Hines en France, notre «Pierre d'Or» n'oublie jamais d'associer son directeur général et partenaire de la première heure, Patrick Albrand.

Puis, arrive une nouvelle étape décisive dans son destin de promoteur et d'investisseur : les terrains Renault, à Boulogne Billancourt et Meudon. Créer un nouveau quartier où se côtoieront habitants, salariés, commerçants, avec un respect consommé de l'environnement, fait vibrer l'urbaniste qui sommeille en lui. Il s'agit là d'un chantier considérable et, devant l'envergure de cette opération et face aux enjeux financiers, Renault souhaite qu'un groupement de promoteurs réponde à l'appel d'offres. Hines France s'associe alors à Vinci Immobilier, Nexity et Icade pour créer DBS (Développement Boulogne Seguin), qui remporte la consultation. Nous sommes en 2001. Mais il faut attendre quelques années de plus avant de voir se concrétiser ce gigantesque projet. En 2004, une première phase portant sur cinq îlots est lancée (Hines France y réalisera près de 40 000 m2 de bureaux) puis, en 2005, une convention est signée entre Renault, la Saem Val de Seine Aménagement et DBS pour mettre en œuvre la deuxième phase d'aménagement du Trapèze ouest et qui concerne quatre nouveaux îlots, totalisants 174 000 m2, dont 40 % de bureaux. C'est ainsi qu'un an plus tard, le projet de Jean Nouvel pour «Horizons» est retenu... «Je voulais, dix ans après la tour PB6, marquer les esprits avec un immeuble comme celui-ci» précise notre homme, qui ajoute : «nos immeubles sont là pour accueillir de grandes entreprises et «Horizons» répond entièrement à l'exigence des utilisateurs, notamment à celle du respect de l'environnement. La certification HQE nous incite à rechercher des solutions toujours plus innovantes et performantes et nos projets s'inscrivent dans cette démarche».

Celui qui rêvait d'être un architecte aura, durant les dix dernières années, construit pas moins de 500 000 m2 de bureaux... Dynamique, sportif, se remettant souvent en cause, prêt à se battre pour sa passion, Olivier de Dampierre ne veut faire que «ce qu'il aime». C'est son côté un peu «rebelle» affirme-t-il en souriant puisqu'il se sait être un homme de «consensus» avant tout.

Père de trois grandes filles (28, 27 et 21 ans) et d'une petite dernière (6 ans et demi) avec sa seconde épouse, auprès de qui il partage le plaisir de visiter des villes à l'étranger, notre homme se sent toujours prêt à relever de nouveaux défis. Constructeur, Olivier de Dampierre est, sans aucun doute, aussi un esthète. Le nombre, la grandeur et, surtout, la qualité de ses immeubles le prouvent et la «Pierre d'Or» dans la catégorie «Promoteurs» qui lui revient aujourd'hui illustre à quel point l'ensemble de la profession le reconnaît en tant que tel.

Valérie Garnier