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Seul conseil présent à La Défense depuis deux ans, Jones Lang LaSalle a participé à la moitié des transactions de plus de 1 000 m2 réalisées depuis le début de l’année sur le site en amenant les preneurs. Et compte bien poursuivre sur sa lancée, en travaillant sur de nouvelles demandes, dont trois dans le cadre de mandats de recherche exclusifs. Ce qui fait dire à Eric Siesse, directeur de l’équipe Ile-de-France ouest au sein du département Agence, que le pari est réussi. La preuve : des recrutements sont à l’ordre du jour...
Le marché locatif de La Défense apparaît plutôt calme. Pourtant, Jones Lang LaSalle a été actif sur le site. Quel bilan ?
Effectivement, notre activité a été soutenue depuis le début de l’année. Ainsi, sur les huit transactions de plus de 1 000 m2 réalisées par des conseils depuis le 1er janvier dernier, nous avons participé à quatre d’entre elles en tant que conseil des preneurs. Il s’agit, en l’occurrence, de la société IMS qui a pris 3 000 m2 dans la tour Ariane ; Citrix, qui a pris 1 700 m2 dans “Coeur Défense”, ainsi que d’une SSII et de la Société Générale pour 2 200 m2 chacune dans la tour Manhattan. Et nous devrions poursuivre cette activité au cours des prochains mois. En effet, nous travaillons sur plusieurs demandes de surfaces supérieures à 1 000 m2, dont trois dans le cadre de mandats exclusifs de recherche qui nous ont été confiés...
Peut-on en conclure que ce marché se porte mieux ?
Certaines caractéristiques du marché de La Défense, déjà perceptibles l’an passé, s’observent à nouveau cette année. En particulier le fait que le créneau des surfaces intermédiaires demeure animé car le marché correspond, actuellement, plutôt à des demandes d’extension de la part de grands groupes. Plus généralement, La Défense se présente comme un marché fonctionnant à trois vitesses. Avec, d’un côté du spectre, les offres “prime” à l’image de la tour First ou d’”Eqho” et, à l’opposé, des surfaces proposées à moins de 400 euros (HT, HC) du mètre carré sur le parvis. Cette nouvelle offre résulte de l’attitude pragmatique adoptée par les propriétaires qui adaptent leur stratégie de commercialisation au marché...
A ce propos, comment se présente l’offre ?
Globalement, on commence à récolter les fruits du plan de renouveau de La Défense, avec l’arrivée d’offres “prime”, correspondant soit à des programmes neufs, soit à d’autres lourdement rénovés. La tour First a ouvert le bal. Elle est désormais suivie par “Eqho”, “Carpe Diem”, la tour Europe, la tour Blanche (ex-AIG) ou encore la tour Prisma, autant de programmes dont la commercialisation est lancée. Une seconde vague avec “D2” ou encore “Majunga” suivra.
Des opérations divisibles ?
Les seuils de divisibilité sont extrêmement variables d’un programme à l’autre...
Cette offre répond-t-elle à la demande ?
De mieux en mieux car l’éventail des valeurs locatives affichées s’est ouvert. Par ailleurs, le site de La Défense sera l’un des rares à bénéficier d’un important volume d’offres neuves de qualité. On peut s’attendre à des reports de la part de sociétés non encore présentes à La Défense, à l’exemple de la société IMS jusqu’ici installée à Puteaux et qui a fait le choix de s’implanter sur le parvis. Dans le cadre d’une recherche, ce site ne peut être ignoré. Un exemple : nous avons organisé une quarantaine de visites de la tour Eqho au cours des trois derniers mois. Autant dire que La Défense continue à intéresser les utilisateurs avec ou sans projet de recherche actif.
Vous avez fait allusion aux loyers. Quelle évolution ?
Nous avons récemment enregistré quelques repositionnements de valeurs locatives à la baisse. Un mouvement qui améliore la compétitivité du marché et, donc, sa fluidité.
Comment le voyez-vous évoluer d’ici la fin de l’année ?
Dans le créneau des surfaces comprises entre 1 000 et 5 000 m2, l’activité devrait rester dynamique et s’inscrire dans la lignée de celle enregistrée en 2011. En revanche, s’agissant des surfaces supérieures à 5 000 m2, il faudra certainement attendre 2013 pour observer un réel regain d’activité... Il conviendra, en particulier, de rester attentif au retour des utilisateurs anglo-saxons. En effet, les économies nord américaine et britannique sont, en règle générale, les premières à sortir d’une crise économique et leurs entreprises, les premières à repartir à la conquête des marchés extérieurs et, donc, à renouveler leurs demandes de surfaces. Or, le marché de La Défense, en proposant souvent de grands plateaux idéaux pour un aménagement en open space, répond parfaitement à ce type de demandes. Néanmoins, actuellement, les processus décisionnels dans les entreprises demeurent longs. Par ailleurs, si de nombreux utilisateurs procèdent à des visites, il reste difficile d’en tirer des conclusions sur l’état de la demande. En effet, un certain nombre d’entre eux hésitent toujours entre déménager ou renégocier. Les visites ne sont donc pas obligatoirement synonymes de mouvements.
Plus généralement, un mot sur l’évolution du marché locatif dans l’ouest francilien ?
L’ouest francilien est composé de marchés tertiaires établis qui réussissent à tirer leur épingle du jeu dans le contexte actuel. Par ailleurs, s’agissant des grandes demandes, celles-ci sont réellement endogènes. Les entreprises ont tendance à privilégier leur environnement immédiat en cas de déménagement. Ce sont là les principaux enseignements de l’activité telle qu’elle s’est présentée depuis le début de l’année.
Pour revenir à La Défense, quelle stratégie de développement pour Jones Lang LaSalle ?
Jones Lang LaSalle est toujours le seul conseil présent sur le site. Nous nous y sommes installés il y a deux ans maintenant car nous avons toujours estimé qu’il s’agissait d’un marché majeur en Ile-de-France. Et nous avons gagné notre pari. Nous avons réussi à renforcer notre position à l’offre et, aujourd’hui, les premiers résultats sont plutôt flatteurs. Ceux enregistrés depuis le début de cette année en attestent. Du coup, nous sommes en phase de recrutement. L’équipe 0-5 000 m2, actuellement composée d’une quinzaine de collaborateurs, devrait en compter rapidement trois de plus...
Propos recueillis par Thierry Mouthiez