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Crédit Agricole Asset Management Real Estate (CAAM-RE)

Entreprise

Fiche éditée le 22/09/2008 à 00h00

91-93, boulevard Pasteur
Paris cedex 15 75710
75710
Téléphone : 01.57.72.01.99

La fiche de Crédit Agricole Asset Management Real Estate (CAAM-RE)

Patrimoine

CAAM RE gère, pour le compte de ses fonds SCPI, OPCI, SCI, produits de diversification et fonds étrangers, des encours d’une valeur de 4 milliards d’euros. Les actifs immobiliers représentent une valeur de 3,5 milliards d’euros, pour une surface globale de 1,1 million de mètres carrés. Ils sont composés (en valeur) de 95 % d’actifs immobiliers d’entreprise, dont 69 % d’actifs de bureaux, 9 % de locaux d’activités et entrepôts, 17 % de commerces et hôtels et de 5 % d’actifs immobiliers résidentiels.

Stratégie

CAAM RE « a poursuivi, en 2008, sa politique de renouvellement et de rationalisation des portefeuilles pour l'ensemble des fonds gérés, dans un environnement de marché qui a beaucoup évolué cette année. Dans ce nouveau contexte, les acquisitions ont porté essentiellement sur des actifs de bureaux, d'entrepôts et de commerce, récents ou neufs, avec une situation locative sécurisée. Le montant total des acquisitions s'est élevé à 610 millions d’euros : au titre de ses SCPI(2), elle a acquis 15 immeubles, pour un montant de 300 millions d’euros. Ces immeubles sont à 78 % à usage de bureaux (dont 54 % situés en région), 10 % de logistique, 6 % en hôtellerie et 6 % en commerce. Pour le compte de ses OPCI(1), CAAM RE a intégré, dans ses actifs sous gestion, 37 immeubles, pour un montant total de 310 millions d’euros ». À noter : outre ces acquisitions, les cessions, au titre de ses SCPI, ont représenté 290 millions d’euros. Concernant les SCPI investies en immobilier d'entreprise, CAAM RE a vendu 50 actifs, pour un montant de 240 millions d’euros, essentiellement sous la forme de trois portefeuilles. Un premier portefeuille d'immeubles de bureaux a été acquis par Cleaveland. Un deuxième portefeuille de bâtiments d'activité a été acquis par Stam. Enfin, le dernier portefeuille, spécialisé dans l’immobilier de commerce, a été acquis par Axa. Ces ventes se sont réalisées « à des valeurs en ligne avec les valeurs d'expertise ». Concernant les SCPI investies en immobilier résidentiel, CAAM RE a vendu 153 appartements, pour un chiffre d'affaires de 50 millions d’euros.

Dernière opération

Acquisition d'un immeuble de bureaux de 10 000 m² à Charenton (94), entièrement rénové et loué dans le cadre d'un bail de 10 ans fermes à une filiale du groupe La Poste pour un montant de 42 millions d’euros et acquisition de deux bâtiments de bureaux, situés dans le quartier de Gerland, à Lyon (69), d'une surface totale de 10 300 m², livrés en 2007 et loués pour un montant de 30 millions d’euros.
Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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