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Société Foncière Lyonnaise (SFL)

Entreprise

Fiche éditée le 02/07/2015 à 14h53

42, rue Washington
Paris 75008
75008
Téléphone : 01 42 97 27 00
Fax : 01 42 97 27 26

La fiche de Société Foncière Lyonnaise (SFL)

Présentation

1879
A l’initiative d’Henri Germain, son fondateur, le Crédit Lyonnais crée la Société Foncière Lyonnaise, au capital de 50 millions de francs.

Installée 19, boulevard des Italiens, au siège de la succursale de Paris du Crédit Lyonnais, elle se donne pour mission l’acquisition d’immeubles de rapport, de terrains loués avec promesse de vente à des entrepreneurs et enfin de terrains nus. Les deux premières années de son existence sont employées à faire des acquisitions, principalement à Paris et sur la Côte d’Azur.

1892
SFL détient plus de 300 immeubles et près de 2 000 hectares à Paris, sur la Côte d’Azur, en Belgique et en Italie.
Sa préoccupation ne réside pas seulement dans la sélection de certains quartiers de la capitale et de régions aux perspectives attrayantes. Elle manifeste également une activité créatrice, en réalisant des ensembles d’urbanisme complets, comprenant non seulement la construction résidentielle, mais aussi tous les équipements collectifs nécessaires à la mise en valeur des immeubles : route, rues, réseaux de distribution d’eau, de gaz, d’électricité, assainissement, gares de chemin de fer, hôtels…

1920
SFL, dont la rentabilité a été affectée par la première guerre mondiale, vend cependant ses actifs non parisiens jusqu’en 1939.
La société n’a pas subi de destruction pendant les années de guerre, mais s’est vue dans l’obligation de réduire au strict minimum les travaux d’entretien de ses immeubles. Elle maintient, par ailleurs, sa politique d’achat et de vente d’immeubles, en vue d’améliorer la composition de son patrimoine.

1979
Pour ses 100 ans d’existence, le domaine immobilier de la SFL s’étend sur environ 185 000 m². Représentant une valeur vénale de l’ordre du milliard de francs, il est constitué pour moitié de locaux commerciaux et le reste d’habitation. La société possède un patrimoine de qualité, bénéficiant d’emplacement privilégiés (Champs-de-Mars, Place Victor-Hugo, Neuilly…)

1987
Le Groupe Victoire (racheté en 1994 par CGU/Aviva) devient l’actionnaire majoritaire de SFL.

2003
SFL maintient avec succès sa stratégie de focalisation sur les bureaux et les commerces. Elle opte pour le nouveau régime fiscal des SIIC (Sociétés d’Investissements Immobiliers Cotées), au profit de ses actionnaires.

2004
Poursuivant sa stratégie de développement, SFL signe l’acquisition de 3 immeubles de bureaux (77 000 m²) cédés par le groupe Sophia pour un montant de 515 millions d’euros.A l’issue de son OPA de juillet 2004, COLONIAL détient environ 95% du capital de SFL.
En novembre, PRÉDICA, compagnie d’assurance de personnes du groupe Crédit Agricole, entre au capital de SFL à hauteur de 9,6 %. Cette opération s’est concrétisée par un pacte d’actionnaires avec ce nouveau partenaire immobilier de SFL, motivé par une perspective de développement de la Société et de son portefeuille.

2006
L’exercice 2006 a été marqué par le changement de contrôle actionnarial de SFL, dans le giron de sa maison mère Colonial. Inmocaral, groupe immobilier espagnol coté, a acheté le bloc de contrôle de Colonial, avant d’en prendre le contrôle total à l’issue d’une Offre Publique d’Achat. Conformément aux règles boursières françaises, Colonial a donc lancé une OPA simplifiée sur les actions SFL qu’elle ne détenait pas et à l’issue de l’opération la Société s’est retrouvée filiale à près de 85 % du groupe Colonial.

2007
Après les acquisitions en 2006, des immeubles situés : 247-251, rue Saint-Honoré Paris 1er (22 000 m²), Le Vaisseau à Issy-les-Moulineaux (6 000 m²), 103 Grenelle, Paris 7ème (17 000 m² après restructuration lourde), SFL poursuit sa stratégie de création de valeur en reprenant en mars 2007, la totalité de l’immeuble Cézanne-Saint- Honoré (Paris 8ème) au moyen d’une augmentation de capital.

2009
La part de Colonial dans le capital de SFL revient à 53,4 %. Les autres grands actionnaires de SFL sont des banques, pour 28,4 %, le fonds d’investissement REIG Capital Group, pour 4,4 % et le fonds Orion prend 7,25 % des titres SFL.

Patrimoine

Le patrimoine de SFL est composé de 19 immeubles, principalement de bureaux, implantés dans le cœur de Paris (93 %) et dans les meilleurs emplacements du croissant ouest parisien (7 %). Totalisant 394 100 m2, le patrimoine est estimé, au 31 décembre 2014, à 4,5 milliards d’euros (hors droits) et à 4,7 milliards d’euros (droits inclus). Il est composé (en valeur) à 80 % de bureaux, à 19 % de commerces et à 1 % d’habitation.

Stratégie

SFL « veut pouvoir accompagner les entreprises pour lesquelles l’immobilier participe directement de la valeur d’usage et de la productivité et, pour ce faire, SFL veut consolider sa position de « pure player » spécialisé dans les grands ensembles de bureaux, parisiens ou en première couronne, connectés, visibles et remarquables. Fort d’un savoir-faire dans la capacité à redévelopper de grands ensembles de bureaux à Paris, SFL cherche à acquérir des actifs à potentiel, remarquables par leur localisation, desserte, volumes et caractéristiques intrinsèques, qui pourront être redéveloppés, le cas échéant, à court ou moyen terme par les équipes SFL ».

Dernière opération

2015
En 2014, SFL a « renforcé son leadership dans le segment du « prime QCA » à Paris par l’acquisition d’un des grands ensembles tertiaires acquis auprès de Blackstone : l’opération « Condorcet ». Cet investissement de 230 millions d’euros permet à SFL de se renforcer dans un secteur émergent du QCA, le 9ème arrondissement, à proximité immédiate de la gare du Nord. C’est un investissement relutif, qui permet à SFL d’intégrer dans son portefeuille client un locataire de premier rang, la société GrDF, qui a pérennisé son implantation pour les 10 prochaines années. Cet investissement offre, à terme, des perspectives de redéveloppement intéressantes sur une parcelle d’une taille unique à Paris de plus de 10 000 m2 ».

2013
SFL a vendu, en février 2013, l’immeuble du Mandarin Oriental au prix net vendeur de 290 millions d’euros. Ce prix « représente une plus-value de l’ordre de 30 % sur le prix de revient de l’opération et une prime de 15 % sur la valeur d’expertise au 30 juin 2012, dernière valeur avant l’annonce de la transaction ».

Édito
par Thierry Mouthiez

le 14/06/2019

Le coworking « continue sa mutation »…

Non seulement le coworking poursuit sa croissance, mais « le marché se structure » fait valoir BNP Paribas Real Estate dans une récente étude au niveau européen.

Le conseil affirme, ainsi, que « portées par les grands acteurs internationaux, Londres, Paris et Varsovie dominent le marché européen du coworking ». Pour ce qui est de la capitale britannique, elle « demeure la ville la plus densément équipée, complétant son offre avec plus de 180 000 m2 de nouveaux espaces de coworking (+ 13 % par rapport à 2017) » et de préciser que « néanmoins, sur les 18 villes d’Europe analysées, Vienne, Milan, Cologne et Dublin se révèlent être des marchés très actifs avec un développement rapide »…

Pour ce qui concerne Paris, la Capitale « comptabilise 28 transactions en 2018 pour une surface totale de 117 866 m2 (+19 %, par rapport à 2017), presque exclusivement intra-muros ». BNP Paribas Real Estate souligne, aussi, que « le marché parisien est déjà bien investi par les « pure players » nationaux et internationaux. Néanmoins, l’offre reste très concentrée : près de 53 % des transactions ont été réalisées dans le quartier central des affaires (QCA), 40 % hors QCA et 2,5 % dans le quartier de La Défense. Le coworking continue sa mutation et tend à se professionnaliser davantage : en effet, les marques de coworking prennent des surfaces de plus en plus grandes et mettent en oeuvre des stratégies pour s’adresser à la fois aux indépendants, mais aussi aux grands groupes »…

« Après l’explosion du nombre d’espaces de coworking ces dernières années, qui a bondi d’environ 1 000 en 2012 à plus de 18 000 aujourd’hui dans le monde, le marché devrait être en voie de stabilisation, voire à certains endroits de consolidation » explique Richard Malle, « global head of research » de BNP Paribas Real Estate, qui poursuit : « avec un quart des espaces de coworking dans le monde encore non profitables en 2018, le marché aura d’autant plus besoin de se repenser et d’évoluer au cours des prochaines années. Car là où les coworkers profitent de la flexibilité offerte par ce modèle, les marques de coworking, elles, s’engagent sur des baux fermes et doivent rentabiliser leur investissement sur le long terme. Aussi, les acteurs indépendants qui n’ont pas la capacité de lutter contre les grandes marques vont, sans doute, devoir se positionner sur des créneaux spécifiques. Toutefois, la tendance est aux nouvelles formes de collaboration et le coworking s’inscrit durablement dans le paysage tertiaire »…

Portrait

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