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Soreqa

Entreprise

Fiche éditée le 18/06/2014 à 16h41

29 boulevard Bourdon
Paris 75004
75004
Téléphone : 01 53 01 98 98

La fiche de Soreqa

Présentation

La Soreqa, opérateur global de traitement de l’habitat dégradé, intervient sur l’habitat dégradé, insalubre, dangereux. Sa mission est de l’éradiquer et de mettre les occupants à l’abri des dangers qu’ils y courent. Elle est l’outil des collectivités qui veulent mettre en place des projets urbains incluant le traitement de l’habitat dégradé.

La Soreqa intervient auprès des propriétaires privés par des aides et incitations à réhabiliter leur bien. Quand l’état de dégradation des immeubles ou des îlots l’exige, elle met en œuvre ses prérogatives de puissance publique (préemption, expropriation) pour les recycler vers des projets d’intérêt public (logements, équipements publics, activités…). Son intervention inclut toujours le souci du devenir des ménages et, si nécessaire, leur accompagnement social.

Les équipes de la Soreqa, issues de la Siemp, sont fortes de dix ans d’expérience en matière d’ingénierie sociale, foncière, juridique et technique. En effet, la Siemp a reçu mission en 2002 de la Ville de Paris de remédier à l’insalubrité dans la capitale. Par CPA, elle a été chargée du traitement des 434 immeubles les plus dégradés parmi les 1 030 adresses identifiées en 2001 comme insalubres ou dangereuses, générant la réhabilitation de plus de 3 500 logements privés et la création de plus de 2 300 logements sociaux de qualité.

La Soreqa et la Siemp partagent une même gouvernance (président et directrice générale) et une culture d’entreprise commune. La Soreqa bénéficie ainsi de l’appui de la Siemp, bailleur parisien reconnu.

La Soreqa est un ensemblier qui possède au sein d’une même structure toute la gamme des métiers d’un aménageur urbain spécialisé dans le traitement de l’habitat dégradé. Elle réunit une vingtaine de collaborateurs qui conçoivent les projets et les réalisent.

Elle prend ainsi en charge, pour les parcelles en recyclage foncier :

  • Les actions foncières pour en assurer l’appropriation ;
  • La définition des programmes (en accord avec la collectivité) ;
  • Le relogement et l’accompagnement social des foyers concernés ;
  • La « gestion intercalaire » des immeubles ou logements acquis ;
  • La préparation des parcelles pour les opérations immobilières qui y seront réalisées ;
  • La cession aux maîtres d’ouvrage sociaux ou privés : établissement des cahiers des charges de cession, appui à la sélection des maîtres d’œuvre ;
  • Le suivi du déroulement des opérations jusqu’à bonne fin ;
  • La réalisation d’équipements et d’espaces publics.

Et, sur le parc privé :

  • Le suivi des actions incitatives sur les copropriétés et mono-propriétés : accompagnement des propriétaires pour la programmation des travaux et le montage des dossiers techniques et financiers de demande de subventions ;
  • Réalisation des prescriptions de travaux pour les cas qui nécessiteraient des « opérations de restauration immobilières » par DUP ;
  • Accompagnement des propriétaires pour la rénovation de logements diffus.
Édito
par Catherine Bocquet

le 24/04/2019

Quand Cash attaque

Ca fait mal et même très mal aux HLM. Le reportage diffusé hier sur France 2 dans Cash Investigation, est une dénonciation en règle de dérives et malversations pratiquées par deux bailleurs sociaux et une Sem.

Une dénonciation qui jette l’opprobre sur tout un secteur avec une accroche sans appel : « loyers modérés pour business démesuré ». Bakchiches pour l’attribution de logements, commission d’attribution fantômes, sur-facturation de charges, logements laissés à l’abandon, appartements truffés de plomb, un inventaire sans limites avec comme fil conducteur la souffrance des locataires. L’auteur du reportage, Sophie Roland, n’a pas inventé ces dérives et actes illégaux ; ils existent hélas. Ils doivent être dénoncés et sanctionnés lorsque la loi le permet. Et elle le permet réellement. L’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), le « gendarme » comme on la surnomme, devrait y veiller et peut-être doit-elle être dotée de davantage de prérogatives. Une adresse email a été créée (controle@ancols.fr) pour permettre aux locataires qui le souhaitent de dénoncer les abus et on serait heureux de savoir combien l’Agence aura reçu de mails à la fin de l’année. Bref, le reportage à charge aura atteint son objectif : montrer le verre à moitié vide en oubliant hélas celui à moitié plein. Il est dommage en effet que quelques réserves n’aient pas été émises en préambule de l’émission. Elles auraient permis d’éviter le sentiment de « tous pourris » laissé à la fin du reportage. Dommage aussi de mélanger Sem et ESH, de ne pas évoquer le contexte actuel de réforme du secteur, de ne pas expliquer les divers modes de gouvernance, les différents conventionnements, les acteurs en présence…Bref, c’est la télé, mais des compléments d’enquête auraient été nécessaires. Le débat mené par Elise Lucet à l’issue du sujet, aura cependant ouvert la porte et élargi le propos. Un épisode 2 de ce Cash attaque serait bienvenu !

Portrait

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