Chargement

retour Accueil > les professionnels > Ingrid Nappi-Choulet

Ingrid Nappi-Choulet

Professionnel

Fiche éditée le 17/03/2016 à 11h55

Essec

Avenue Bernard Hirsch - BP 50105, 95021 Cergy Pontoise Cedex
France
Tél : 01 34 43 31 86

La fiche de Ingrid Nappi-Choulet

Fonction

Professeur titulaire de la Chaire Immobilier et Développement Durable

Formation

– doctorat es Sciences Economiques
– HDR (Habilitation à diriger des recherches) en Gestion et en Histoire (Urbanisme) – FRICS

Parcours professionnel

– Secteur d’activité : enseignement, études, conseil

Autres activités

– professeur à l’ENPC – Economie Immobilière
– director at large de l’ERES Member of the Editorial Board of the journal of Property Research International journal of Property Sciences, journal of European Real Estate Research
– member of the Editor Review Board of Journal of Corporate Real Estate
– nommée Academic Fellow of ULI (1999-2006)
– membre du Cercle des Femmes de l’Immobilier
– membre d’Amo
– membre du conseil d’administration de l’ADI (2012 à 2015)- administratrice indépendante de Mercialys
– administratrice de la COMUE université Paris Seine

Distinctions, Titres Honorifiques

– Pierre d’Or : Green & Innovations 2014

–  Chevalier dans l’Ordre National du Mérite

–  Trophée ADI Innovation (2016)

Commentaire

Sur tous les fronts, ce professeur pionnier de l’immobilier durable, défriche à merveille les nouvelles tendances.

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

Chargement