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Philippe Bresteau

Professionnel

Fiche éditée le 06/10/2015 à 11h53

Nexity Conseil et Transaction

43-47, avenue de la Grande Armée - CS 61714, 75782 Paris cedex 16
France
Tél : 01 56 88 50 55

La fiche de Philippe Bresteau

Fonction

directeur général, membre du directoire

Parcours professionnel

Immo Week Philippe Bresteau

Spécialisé en immobilier d’entreprise depuis plus de 36 ans, dont 18 ans chez CB Richard Ellis qu’il quitte en 1998 en tant que directeur général adjoint, il rejoint Keops en tant qu’associé, pour y développer les départements grands comptes, investissement, Corporate et international.

Sur le plan opérationnel, il est aujourd’hui en charge des opérations complexes, spécialisé dans le conseil des grands acteurs du secteur dans le cadre de leur stratégie immobilière (utilisateurs, investisseurs, développeurs et collectivités) , qu’il s’agisse de commercialisation, valorisation ou montage d’opérations, d’optimisation de portefeuille d’investissement ou de rationalisation de parc immobilier d’exploitation.

Il agit en développement et appui des départements dédiés à ces opérations et en soutien du réseau international GVA dont Keops est le membre exclusif en France.

 

Secteur d'activité : conseil

Distinctions, Titres Honorifiques

- Nommé Pierre d’Or : Conseils (2006)

Commentaire

Ce pro d’expérience peut se targuer de belles références.

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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