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251 logements sociaux prévus dans l’îlot Saint-Germain (Paris 7ème)

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le 23 Oct 2017

Le protocole de cession des terrains de l’îlot Saint-Germain (ex-ministère des Armées), dans le 7ème arrondissement de Paris, a été signé entre le ministère, la Ville de Paris et Michel Cadot, préfet de la Région d’Ile-de-France et préfet de Paris (ayant mandat de négociation en matière de foncier de l’Etat).

L’ensemble de l’îlot Saint-Germain a été vendu 29 millions d’euros. L’emprise sera libérée avant le 31 décembre 2018.

Une partie de l’emprise totale reviendra à la RIVP, qui y construira 251 logements, dont 10 % seront réservés aux agents du ministère des Armées. Le reste sera cédé par l’Etat à des opérateurs et investisseurs désignés par la suite et les plus à même de valoriser au mieux son patrimoine.

Ces logements seront ouverts à plusieurs catégories de revenus : 50 % seront des logements PLAI (prêt locatif aidé d’intégration), 40 % des PLUS (prêt locatif à usage social) et 10 % des PLS (prêt locatif social). Une crèche et un gymnase complèteront l’opération.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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