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Action Logement apporte son soutien aux sinistrés de l’ouragan Irma

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le 12 Sep 2017

Jacques Chanut président de la Fédération Francaise de Batiment

Action Logement annonce avoir pris des mesures pour soutenir les salariés de toutes les entreprises du secteur privé implantées sur les territoires concernés par l’ouragan Irma.

Pour aider immédiatement les salariés sinistrés dans l’attente de la mise en place des remboursements par les assurances, Action Logement « va distribuer un prêt de trésorerie correspondant à 3 mois de charges locatives (quittance pour les locataires et mensualité pour les accédants à la propriété) dans la limite de 1 000 euros par mois pour tout dossier reçu avant le 31 décembre 2017. Ce prêt à 0 % sera remboursable en 24 mois maximum après un différé de 6 mois ».

De plus, le groupe ajoute que « afin de manifester sa solidarité auprès de l’ensemble des sinistrés, Action Logement  a décidé d’affecter une enveloppe exceptionnelle de 500 000 euros à un organisme mobilisé pour le relogement d’urgence et transitoire des familles ».

Dans un contexte exceptionnel, il est naturel qu’Action Logement dont la mission d’utilité sociale est consacrée au service de l’emploi et du logement, soit présent pour accompagner et soutenir les sinistrés et participer ainsi à l’effort de solidarité nationale

Jacques Chanut, président d’Action Logement Groupe

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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