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APL, HLM : Jean-Louis Dumont demande à être reçu « sans délai » par Emmanuel Macron

ActualitésLogement

le 13 Sep 2017

Après les diverses annonces et/ou rumeurs sur le sort réservé au logement social, le président de l’Union Sociale pour l’Habitat, Jean-Louis Dumont, demande à être reçu « sans délai par le Président de la République ».

Considérant que « le budget du logement en France est, pour plus de la moitié, tourné vers le parc privé », il indique qu' »en faisant assumer les économies envisagées par le seul parc HLM et ses locataires, le gouvernement nuirait à très court terme à la qualité du parc social, à son entretien, à sa modernisation et mettrait en cause le secteur social ».

Jean-Louis Dumont souhaite « mettre avec lui (le Président de la République, Ndlr) sur la table, l’ensemble des sujets qui préoccupent les acteurs du logement social : le financement du logement social bien sûr, avec nos partenaires que sont la Caisse des Dépôts et les collectivités locales, mais également la situation des quartiers, le choc de l’offre, la paupérisation d’une grande partie des locataires du parc social, l’enjeu de la transition énergétique, la mobilité »…

« Le « budgétarisme » de Bercy c’est une doctrine, mais ça ne fait pas une politique du logement au service des habitants » conclut-il.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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