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AXA Investment Managers – Real Assets achète huit Ehpad dans Paris

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le 13 Juin 2018

AXA Investment Managers – Real Assets a acquis, pour le compte de clients et auprès de GDP Vendôme, un portefeuille de huit Ehpad « récents et de premier ordre » dans Paris. L’opération, réalisée via des contrats de crédit-bail, s’est faite sur la base d’une valeur immobilière de près de 250 millions d’euros.

D’une surface totale d’environ 40 600 m2, offrant 815 lits, ces Ehpad, situés en première couronne parisienne, dont Asnières, Maisons-Laffitte, Saint-Cloud et Sèvres, sont entièrement occupés et exclusivement loués et exploités par « l’un des principaux opérateurs privés de services aux personnes âgées en Europe ».

« Comme une grande partie de l’Europe de l’Ouest, la population dépendante en France continue d’augmenter avec une croissance de 7,5 % prévue d’ici 2020, ce qui engendre un besoin de structures de soins dédiées. Ces tendances démographiques, dans un contexte d’offre limitée et de demande croissante sur les dépenses publiques, pourraient permettre de générer d’éventuels rendements durables pour le bénéfice de nos investisseurs grâce à notre pénétration du secteur » explique Andrew Ovey, « head of healthcare » chez AXA Investment Managers – Real Assets.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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