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Chiffres du logement social : la chute


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le 04 Juil 2018

Info immoweek

Depuis la fin de l’année dernière, nombre d’acteurs du logement social et d’élus alertaient sur les mauvais chiffres à venir en matière de production de logements sociaux.

Leurs alertes n’étaient, on le constate aujourd’hui, pas injustifiées puisque, selon les chiffres partiels qui circulent dans les diverses fédérations du mouvement HLM, le recul des agréments serait catastrophique.  En effet, à fin juin, on dit que le nombre de ces agréments se situerait dans une fourchette allant de 5 000 à 6 000 unités contre, sur les mêmes périodes de référence, 18 000 unités en 2015 et 30 000 en 2011… Pire, toutes les « branches » de la famille HLM seraient concernées, et pas seulement les Offices Publics de l’Habitat (OPH) comme certains semblaient le croire.
La « mauvaise volonté » qui a pu être reprochée à des bailleurs opposés à la réforme serait donc sans objet, le problème semblant être beaucoup plus profond : RLS, restrictions budgétaires, approche (pourtant lointaine) des municipales… autant de facteurs qui expliqueraient la baisse.

La chute de ces agréments, qui sont les permis de construire et mises en chantier de demain, se traduira donc par un nouveau recul des chiffres de la construction sociale dans les 14 mois qui viennent. Elle s’accompagne, en effet, d’une forte progression des retraits et annulations de permis de construire pourtant obtenus par les opérateurs qui n’arrivent plus à boucler leur plan de financement. La Fédération Française du Bâtiment a d’ores et déjà alerté, fin 2017, sur cette hausse des annulations de permis de construire.

Les offices publics pour l’habitat tiendront, la semaine prochaine, une conférence de presse ; l’occasion d’en savoir plus sur ces mauvais chiffres pour le logement social…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 21/09/2018

Les bureaux : jamais plus « comme avant » !

Il ne se passe pas de jours où la découverte de nouveaux lieux, de nouveaux sièges sociaux ne démontrent une réalité qui s’est imposée. Nous ne pourrons plus concevoir les bureaux « comme avant ». Avant quoi d’ailleurs ? Avant la révolution du coworking, du flex (quel qu’en soit le degré), du « workwell » comme dirait la dynamisante Anne Schneegants dont les locaux sont inspirants.

Ce matin encore, visitant le «show-room » Vitra, à l’invitation d’Isabelle de Ponfilly, dont le professionnalisme et la disponibilité sont bien connus, il était évident, pour les participantes (j’étais le seul homme), que plus personne ne voulait de bureaux « comme autrefois ». Et que toutes les structures immobilières s’y prêtent à merveille. A l’origine, Vitra avait d’ailleurs choisi comme lieu de présentation, une ancienne usine. Aujourd’hui, c’est dans de l’haussmannien (superbement réhabilité par Groupama Immobilier – bravo Eric Donnet) que les meubles, et peut-être surtout les ambiances sont présentés. Et les stucs XIXème sont parfaitement cohérents avec le design le plus contemporain (on rêve face aux « grands classiques » du design, mais on admire beaucoup le travail des frères Bouirroulec).

C’est tout un symbole pour l’immobilier : la modernité peut être partout implantée et pas seulement à La Défense. Simplement, les usages ne peuvent, définitivement plus, être conçus de la même manière. Adieu aux salles de réunions inutilisées les trois quarts du temps, adieu aux entrées vides et inutiles, adieu aux bureaux des « chefs » qui comptaient leur pouvoir au nombre de fenêtres et/ou de lampes, de canapés… ou de téléphones. Et tout le monde est concerné ! Etant l’invité d’une grande structure publique à Bordeaux, je rencontrais hier son responsable qui précisait que son premier geste avait été de ne plus occuper le vaste bureau (beaucoup de fenêtres !) de son prédécesseur et d’utiliser sa propre pièce de travail comme une salle de réunion, d’échanges (on allait dire de vie !). Il y a certainement des inconvénients à ces nouvelles formes de travail, mais mesurons-en les avantages. Et, même pour une petite PME comme la nôtre, le défi est enclenché. Dès l’année prochaine, nous concevrons « autrement » nos propres bureaux. Et certainement pas « comme avant » !

Portrait

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