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Le choix Immoweek : 9 millions d’euros pour un château

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le 13 Sep 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous vous convions à une transaction en devenir… En effet, la luxueuse Concierge Auctions met en vente, le 11 octobre prochain, le Château de Charbonnières, dans le Perche, coté à 9 millions d’euros. Une demeure de prestige, développant 3 065 m2 sur un terrain de 32 hectares, en plein parc naturel régional du Perche, qui mérite amplement qu’on s’y penche plus dans le cadre du choix Immoweek !

Le château de Charbonnières fut construit au XVIème siècle et, du fait de sa situation proche de Chartres et du Mans, reçut de nombreux visites de la part de Henri IV. Les planchers, lustres sont d’époque, jusqu’à la cuisine qui a été conservée intacte depuis le 18ème siècle. Le château en soi, entièrement restauré en 2010, compte 20 suites et salles de réception, dont une salle de musique, un salon de jeux, un grand salon, une salle de banquet et une bibliothèque. Depuis la restauration, on peut également y découvrir une salle de cinéma, une salle de conférence, une salle de sports, de nouveaux systèmes électriques, de plomberie et de chauffage, une maison de gardiennage, un garage, des écuries, une orangerie et une serre. On peut même pêcher à la rivière qui traverse le domaine !

Concierge Auctions organise actuellement des visites au château… Si vous êtes intéressé par la vie de château (littéralement), n’hésitez plus !

Avec une situation pittoresque entre Chartres et Le Mans, deux destinations touristiques populaires, et à seulement 75 minutes de la capitale française, nous nous attendons à ce que le château attire l'intérêt d'un large éventail d'acheteurs potentiels, y compris de familles parisiennes à la recherche d'une retraite champêtre et d'investisseurs avisés, qui peuvent entrevoir le potentiel de la propriété en tant qu'éventuel hôtel ou autre activité touristique.

Tony Wells de French Domaines, agent immobilier local

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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