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Le choix Immoweek : un coup de chapeau à Shigeru Ban

- Le - par Catherine Bocquet

Pour ce dernier « rendez-vous » Immoweek avant la trêve estivale (nous vous donnons désormais rendez-vous le 16 août), notre choix du « pro » de la semaine s’est porté sur le grand architecte Shigeru Ban, un « Pritzker » qui a fait cette fois le choix de s’investir en faveur de réfugiés.

Connu en France après le travail conduit avec Jean de Gastines pour le Centre Pompidou (de Metz) ou encore la Seine Musicale, sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, Shigeru Ban a fait le choix de conduire, en parallèle, des projets d’un tout autre genre, beaucoup plus modestes en termes d’architecture, mais tout aussi innovants.

Le lauréat 2014 du Prix Pritzker a en effet signé un accord avec l’Agence des Nations Unies pour la conception de 20 000 nouvelles maisons destinées aux réfugiés sud soudanais et somaliens actuellement accueillis dans un camp de fortune. Près de 17 000 personnes ont, depuis le début de l’année, fui leur pays pour s’installer sur ce site.

Shigeru Ban, notamment connu en raison de ses constructions en tubes de carton recyclé, n’en est pas ici à sa première expérience humanitaire puisqu’il a déjà collaboré avec le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) : en 1994 au Rwanda, après le génocide qui avait entraîné, outre les morts, le déplacement de près de 2 millions de personnes fuyant la guerre civile et en 1995 à Kobé au Japon, après le tremblement de terre qui a fait près de 7 000 morts et détruit 120 000 habitations.

Au Kenya, 20 prototypes seront dans un premier temps mis en test, afin d’en vérifier la faisabilité à grande échelle. La difficulté est, en effet, une fois encore, d’imaginer un modèle réplicable qui pourra être adapté à l’afflux de personnes de Kalobeyei, en tenant compte des caractéristiques particulières du site, qui compliquent la construction : le climat aride et chaud du Kenya cède sa place, pendant la saison des pluies, à des inondations violentes qui causent la dégradation des abris existants. De plus, les matériaux de construction sont rares et Nairobi se trouve à trois heures de route. C’est sans doute là le plus gros défi de ce beau projet. Souhaitons que quelques industriels et fournisseurs de matériaux puissent venir en soutien, généreusement comme le fait Shigeru Ban.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

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