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Le choix Immoweek : les Grands Voisins, une première année d’expérience

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le 01 Déc 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », nous sortons du tumulte du Simi pour retourner à l’associatif et au social. C’est en effet le premier anniversaire de l’opération « Les Grands Voisins », qui accueille 600 résidents dans des hébergements d’urgence sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le 14ème arrondissement de Paris. L’occasion de faire le point et de préparer l’avenir…

Après la fermeture de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul en 2014, l’association Aurore, en co-gestion avec l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France et avec le soutien de la mairie de Paris et de la mairie du 14ème arrondissement, a mené ce projet d’occupation temporaire assorti d’expérimentations urbaines.
2 000 personnes travaillent ou vivent sur le site, dont 600 résidents dans plusieurs services d’hébergement d’urgence et de stabilisation, ainsi qu’un foyer de travailleurs étrangers. 140 associations, entreprises et artistes se partagent le site, qu’il s’agisse d’entreprises culturelles, d’agriculture urbaine, d’artisanat, de sports ou d’une cantine solidaire.

L’association Plateau Urbain s’est chargée de coordonner la remise en état des bâtiments, tandis que Yes We Camp a conçu, aménagé et géré les espaces communs. Coallia gère le foyer de travailleurs étrangers Pinard, tandis que l’association Aurore s’est chargée des cinq centres d’hébergement : l’Horizon, Pierre Petit, Pangea, Albert 1er et Coeur des Femmes-Le Hameau. Le programme « Un chez soi d’abord » se charge de maraudes auprès des SDF.
Parmi les ateliers et boutiques, on compte la Galerie Jeune Création, l’Ecole nationale supérieure d’Arts de Paris-Cergy, la plate-forme de soutien de la jeune création d’Art visuel initiée en 2013, ainsi qu’un espace d’aménagement. L’agriculture urbaine n’est pas en reste, avec une serre aquaponique, des drèches de houblons, des ruches, un poulailler et une serre à semis.
Le projet est parvenu à un équilibre financier, avec 3 millions d’euros de revenus grâce aux donations, à la participation financière et aux recettes commerciaux, parvenant à couvrir les charges et les investissements.

A noter que 2017 verra le début d’une opération d’aménagement d’un écoquartier autour du site, sur un projet de la mairie de Paris. Le futur écoquartier réutilisera en partie le patrimoine bâti de l’ancien hôpital et représentera environ 60 000 m2 de surface totale de plancher. Ils se répartiront en 43 000 m2 de logements (dont 50 % de logements sociaux, 20 % de logements intermédiaires, 30 % de logements libres), 6 000 m2 pour le Cinaspic, un grand équipement privé d’intérêt général, 5 000 m2 d’équipements de proximité, 6 000 m2 d’activités et commerces et 4 000 m2 d’espaces verts.

Une belle initiative qu’il fallait saluer…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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