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Le choix Immoweek : Savills veut construire pour plus de 425 millions d’euros de logement en Irlande

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le 14 Juin 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », nous nous penchons sur cet appel à financement absolument inédit de la part de Savills : afin de lancer le projet immobilier « Dublin Living », un projet de 1 170 logements répartis en 4 ensembles, soit le plus gros projet du secteur locatif privé d’Irlande, Savills propose une vente d’un prix supérieur à 425 millions d’euros. Petit zoom sur cette offre publique pas comme les autres…

Il s’agit, pour le marché irlandais, de la première plate-forme d’investissement dans le secteur locatif privé à une telle échelle. « Dublin Living », localisé dans la capitale de l’Eire, propose quatre projets résidentiels : « Mount Argus », « St. Clare’s », « Carriglea » et « Cabra Road ». Marlet Property Group et M&G Investments sont propriétaires des sites d’aménagement.

« Mount Argus » comptera 180 appartements dans 8 immeubles d’habitation et doit être livré fin 2018, avec une valeur locative nette estimée à 3,3 millions d’euros par an. « St. Clare’s » comptera 220 unités en sept immeubles, doit être livrée en 2019 et représentera un loyer net annuel de 4 millions par an. « Carriglea », prévu, lui, pour début 2020, totalisera 362 appartements répartis en dix immeubles et rapportera 5,9 millions d’euros par an si on se réfère aux loyers courants actuels. « Cabra Road », enfin, proposera 8 immeubles d’habitation totalisant 408 appartements,  ainsi que 2 695 m2 d’espaces commerciaux.

Si la valeur locative nette estimée du portefeuille se situe aujourd’hui autour des 20,5 millions d’euros, la pénurie de logements locatifs privés à Dublin pourrait sensiblement augmenter la valeur locative de l’ensemble durant leur construction, qui doit s’étaler en plusieurs phases entre mi-2018 et début 2020. A terme, les quatre projets compteront 1 170 unités, dont la majorité doit compter deux chambres (soit plus de la moitié de T3). Le portefeuille est évalué à plus de 425 millions d’euros, soit un rendement net aujourd’hui estimé à environ 4,6 %.

D’après John McCartney, directeur Research chez Savills, « le nombre de foyers habitant en location privée à Dublin a augmenté de 42 400 depuis 2012. Cependant, le peu d’immeubles locatifs qui sont construits ne suffit pas à une demande locative en hausse constante, et le taux de vacance actuel dans le secteur locatif privé de Dublin n’est plus que de 1,45 %. Non seulement la population de Dublin augmente d’environ 1,4 % (20 000 personnes par an), mais aussi les données d’un récent recensement révèlent une tendance à l’urbanisation en Irlande. En raison de l’important déséquilibre qui s’est installé entre l’offre et la demande, Savills s’attend à une croissance continue, avec de nouveaux loyers résidentiels à Dublin qui augmenteront en moyenne de 7,3 % par an, soit un taux composé de 14,5 % jusqu’en mi-2019 ».

Avis aux amateurs de l’Ile d’Emeraude…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 25/04/2018

Du bois, oui, mais du bois français !

Les projets immobiliers en bois poussent comme des champignons sur notre territoire. A Bordeaux, La Défense, mais aussi tout proche de nous dans le 13ème arrondissement de Paris, les programmes tout de bois constitués sont légion.

La semaine dernière encore, nous apprenions que le lauréat du site de Rosny-sous-Bois (93) a été attribué, dans le cadre de l’appel à projets Inventons la Métropole du Grand Paris (première version), au groupement Compagnie de Phalsbourg/REI Habitat, pour « Le Village Vertical », un immeuble de 50 mètres de haut, en structure bois avec, toutefois, des « noyaux de contreventement en béton armé » (tout comme les parkings, eux aussi en béton). De fait, le bois a la cote dans la construction et les associations ou groupements qui le promeuvent, affichent des prévisions très positives en la matière, tant pour le secteur du logement collectif, que pour la construction de maisons individuelles ou les ouvrages d’extension ou de surélévation de bâtiments existants.

Promoteurs privés et bailleurs sociaux plébiscitent ces chantiers plus rapides, moins « polluant » pour le voisinage, aux vertus « vertes » désormais avérées. Et l’apparition du label E+C, qui prend en compte l’impact carbone, devrait créer un attrait supplémentaire à ce matériau, (le seul dit-on) capable de séquestrer du CO2 au lieu d’en émettre.
Mais pour l’heure, une part importante du bois utilisé dans la construction provient d’autres pays d’Europe. Malgré l’abondance et la qualité de nos forêts, le bois français reste encore insuffisamment exploité pour l’instant. Or, la filière bois a tout récemment reçu un appui de taille : celui du Président de la République qui a plaidé, lors d’un déplacement dans les Vosges, pour une « politique volontariste de relance de la filière bois ».

Averti du potentiel de développement – en terme d’emplois notamment, 450 000 a priori – et des vertus de filières de production locales, Emmanuel Macron a fait valoir la nécessité d’une politique volontariste de relance de la filière avec un reboisement « massif » et « davantage » d’investissements. Et de préciser qu’un accent particulier devrait être mis sur « la construction en bois ». « On construit actuellement avec du bois importé » explique-t-il, « alors que la France a une vraie grande forêt, c’est un problème ». Un problème dont plusieurs collectivités locales se sont pourtant d’ores et déjà emparé. Citons Bordeaux, où, sur le périmètre Euratlantique, les programmes d’immeubles en bois devront être bâtis avec du bois des Landes ; Grenoble, qui compte bien faire la part belle au bois des Alpes ou encore « La Wood Valley », surnom de la filière bois vosgienne. Cette filière bois, que le Président appelle de ses vœux, a déjà ses acteurs. Reste maintenant à la promouvoir davantage !

Portrait

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