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Le choix Immoweek : les jeunes talents du Logement et des Territoires à l’honneur

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le 13 Oct 2017

Ils se sont illustrés, chacun dans leur secteur, par leur professionnalisme : nous avons choisi de mettre à l’honneur de ce rendez-vous hebdomadaire du « pro » les quatre « Jeunes talents » de nos Trophées Logement et Territoires.

Ces jeunes talents font l’actualité et doivent être mis en lumière… c’est pourquoi ils sont, cette année nommés aux Trophées Logement et Territoires. Les profils retenus par le jury sont très différents, signe de la diversité du monde du Logement.

Pour rappel, voici leurs noms, par ordre alphabétique :
– Anne-Lise Deloron-Rocard, directrice adjointe du Plan Bâtiment Durable ;
– Carlo Grispello et Nadine Lebeau, architectes, agence Graal ;
– Emmanuel Rolland, président fondateur de Care Promotion ;
– Aurélien Taché, député du Val d’Oise et nouveau président du Conseil National de l’Habitat.

Il n’est pas mentir que de dire qu’entre eux, le score est serré. Merci à vous de les mettre à l’honneur à votre tour. Il ne reste plus que quelques jours – le 17 octobre marque la fin des votes – pour déterminer lequel d’entre eux sera lauréat le 15 novembre prochain.

Et pour être sûrs que vous n’oublierez pas de faire un tour par l’isoloir de vote virtuel, voici le chemin !

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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