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Le choix Immoweek : le mas Picasso à Mougins, suite et… fin ?

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le 12 Oct 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « deal », voici le dernier rebondissement d’une affaire qui a secoué le petit milieu des enchères. Le mas Picasso à Mougins, où l’artiste expira en 1976, a été remporté pour 20,196 millions d’euros par… l’homme qui l’avait déjà acquis en 2016, l’homme d’affaires néo-zélandais Rayo Withanage. Si « l’Antre du Minotaure » est un bâtiment remarquable par son histoire, le récit de ses tribulations vaut bien un résumé, en espérant que ce soit le dernier épisode (encore que…) !

Ancienne propriété de la famille Guinness, « l’Antre du Minotaure » a été achetée par Pablo Picasso et son épouse de l’époque, Jacqueline Roque, en 1961. Le peintre y vécut, pratiquement reclus, jusqu’à son décès en 1973 ; sa veuve y vivra jusqu’à son suicide en 1986. Catherine Hutin-Blay, fille de Jacqueline Roque et belle-fille du peintre, hérite du mas, le laissant à l’abandon pendant 21 ans. Un marchand d’art belge rachète la propriété en 2008 pour un montant compris entre 10 et 12 millions d’euros, rénove entièrement l’endroit, déboursant 10 millions d’euros en travaux, avant de la mettre en vente pour 170 millions d’euros. La villa peine à trouver preneur, elle est mise aux enchères en 2016, vente remportée par le financier néo-zélandais d’origine sri-lankaise Rayo Withanage, à la tête de la société d’investissement immobilier BMB… Celui-ci, cependant, ne se rend pas à la conclusion de la vente, provoquant une nouvelle mise aux enchères par Christie’s à 18,36 millions d’euros en juin dernier. Rayo Withanage fait une surenchère de 10 %, portant la mise à prix à 20,196 millions d’euros et remportant le bien lors de la vente au tribunal de grande instance de Grasse, avec un prince de Brunei comme adjudicataire du bien.

Maître Van Rolleghem, l’avocat de la banque néerlandaise Achmea Bank, créancier de l’ex-propriétaire des lieux (un particulier néerlandais défaillant) s’est déclaré déçu : « il y avait eu des visites, des gens qui avaient promis de venir enchérir, mais personne n’est venu, alors que c’est un bien qui vaut au minimum 30 millions d’euros ».

Le mas de Notre-Dame de Vie est une maison de trois étages, s’étendant sur 1 700 m2, comptant 32 pièces entièrement rénovées, dont 15 chambres et 12 salles de bain. Le terrain inclut également un terrain de tennis, une piscine, un spa, un hammam, une cave à vin de 5 000 bouteilles et un jardin méditerranéen de trois hectares. Un projet immobilier a été évoqué sur la base d’une construction, avant même la vente, d’une nouvelle dalle de 600 m2. Personne ne connaît les projets de Rayo Withanage, qui doit encore payer le prix dans les deux mois… Bref, à suivre ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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