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Le choix Immoweek : la plus haute tour de Mexico sera signée Zaha Hadid

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le 14 Nov 2017

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré à « l’immeuble », nous traversons l’Atlantique, mais plus direction le sud, pour nous rendre au Mexique. Si certains voudraient y construire des murs, il faut rappeler que Mexico est l’une des principales mégapoles d’Amérique latine et que de fait, l’immobilier y a de beaux jours devant lui. Zaha Hadid Architects, le cabinet de la grande architecte Zaha Hadid (décédée en mars 2016), va se charger des plans de la tour résidentielle de Bora, qui sera la plus haute de la capitale mexicaine…

Localisée dans le quartier d’affaires de Santa Fe, cette tour sera divisée en six parties et appartements pour familles, de retraités ou jeunes professionnels. Cette tour de 50 étages comptera 200 appartements d’une, deux ou trois chambres. L’immeuble sera doté de balcons triangulaires afin de ne pas bloquer les rayons de lumière pour les étages inférieurs et la base de la tour a été conçue pour donner de l’ombre aux passants qui passeront devant la tour. Les étages sous la canopée seront occupés par des restaurants et des boutiques.

Mexico est localisée dans une zone très instable au niveau sismique : le récent et meurtrier tremblement de terre en est la preuve pour ceux qui l’auraient oublié. La tour a bien évidemment été conçue pour résister aux plus violentes secousses, en utilisant des matériaux flexibles et légers; la canopée sus-nommée doit encore permettre de résister aux tremblements.

Ce projet était dans les cartons de Zaha Hadid au moment de son décès en 2016. Son associé Patrick Schumacher, qui dirige à présent le studio, avait aussi travaillé sur le projet. Parmi les autres projets de Zaha Hadid Architects au Mexique, il faut aussi citer une série de résidences dans la station balnéaire de Cancun et un complexe résidentiel à Monterrey…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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