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Cinq chantiers au programme de la Conférence Nationale des Territoires

ActualitésTerritoires

le 17 Juil 2017

« Trouver une méthode » : c’est l’objectif à atteindre à l’issue de  la Conférence Nationale des Territoires qui se tient ce 17 juillet au Sénat.

Près de 400 collectivités locales invitées, 600 personnes inscrites, réunies aux côtés des ministres du gouvernement, devront rien moins que « renouveler leurs modes d’intervention et d’action respectifs », dans une optique voulue par le Président de la République et le Premier ministre d’élaborer « un pacte girondin, de confiance et d’arrêter une méthode pour avancer ».
Cinq chantiers prioritaires :

  • adapter les structures aux territoires ;
  • garantir une décentralisation assumée ;
  • conclure un pacte financier responsable, le « contrat de mandature » ;
  • lutter contre les fractures territoriales et
  • contribuer à la transformation écologique et numérique des territoires.

L’idée : « ce ne sera pas le grand soir » explique l’entourage du ministre de la Cohésion des Territoires. « Pas de big bang » en vue selon, cette fois, les termes du Premier ministre en ouverture de cette matinée, mais des améliorations  et la volonté de ne pas « bloquer les initiatives locales ».

« Liberté et stabilité »

Le mot d’ordre : « liberté et stabilité ». Liberté dans la parole laissée aux élus et aux experts présents à cette conférence ; « le principe de libre administration des collectivités locales ne sera pas mis en cause » insistent les conseillers ministériels ; stabilité, entendu celle des dépenses et des mesures. Au programme donc, quelques sujets tendus comme les aspects financiers (François Baroin et d’autres ont déjà fait part de leur refus de voir mise en oeuvre l’exonération de la taxe d’habitation) ou la gouvernance (des regroupements de départements pourraient être parmi les pistes avancées pour une efficience plus grande).

« Ce n’est pas un évènement, un « one shot », mais un processus et une méthode de travail, avec des rencontres tous les six mois et des travaux thématiques qui se poursuivront tout au long de l’année » souligne l’entourage du ministère. Bilan de cette première du genre, en fin de semaine…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 23/04/2018

Très cher Brexit…

En hausse de 13 % à l’issue du premier trimestre, le dynamisme de la demande placée de bureaux en Ile-de-France pourrait bien se voir renforcée par les conséquences du Brexit. Enfin ne manqueront pas de dire certains, car on en parle depuis près d’un an maintenant !

A ce sujet, Gérard Mestrallet, président d’Engie, interrogé par « Le Figaro » le 17 avril dernier en tant que président de Paris Europlace (à l’occasion de la tenue du forum annuel de Paris Europlace organisé à New York), précise : « très vite après le référendum, HSBC a annoncé qu’elle prévoyait de transférer 1 000 emplois à Paris. Puis, depuis octobre dernier, Bank of America Merrill Lynch, 400 traders ; JP Morgan va augmenter ses effectifs de 25 % à Paris ; Morgan Stanley installe 300 personnes. Les grandes banques françaises ont annoncé le transfert de 1 000 personnes. Dans le domaine de la gestion d’actifs, Schroeder, mais également les gérants français, Clerville Asset Management, Eleva, Smart Lenders redéveloppent leurs équipes à Paris. L’assureur Chubb a décidé de faire de Paris son centre européen. Tout cela représente déjà 3 000 à 4 000 emplois directs, soit environ 15 000 à 20 000 emplois au total. Paris fait ainsi deux fois mieux que Francfort »… Auparavant, Gérard Mestrallet avait mis en avant que « le régime des impatriés avait été amélioré de façon très substantielle par le gouvernement Valls et il devrait l’être encore davantage avec l’exonération de cotisation retraite pour les impatriés pendant six ans qui figurera dans la loi Pacte de Bruno Le Maire. Ce régime deviendra le plus favorable de toute l’Europe : un cadre international qui viendra de Londres à Paris paiera moins d’impôts à Paris »…

Un mouvement qui ne pourra que profiter à la demande de bureaux. C’est, d’ailleurs, ce que soulignait Ludovic Delaisse, directeur du département agence de Cushman & Wakefield, dans une interview exclusive publiée sur Immoweek.fr le 10 avril dernier, déclarant : « cette dynamique (du marché, ndlr) sera aussi très certainement alimentée par les besoins résultants du Brexit. Actuellement, Cushman & Wakefield conseille plusieurs utilisateurs dans ce cadre »… Déjà, Marie-Laure Leclercq de Sousa, à la tête de l’agence chez JLL, déclarait dans une interview exclusive du 2 mars dernier : « nous sommes très proches de nos collègues britanniques et suivons de près le mouvement du Brexit pour accueillir à Paris de nouveaux transfuges londoniens en « mid market » et en grands projets »…

Bref, si l’on ne peut que déplorer cette décision des Britanniques envers l’Europe, au moins le secteur de l’immobilier d’entreprise hexagonal (et pas que…) devrait-il en profiter !

Portrait

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