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D’après Edouard Philippe, la baisse des APL n’aura « aucun impact » pour les bénéficiaires

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le 13 Sep 2017

Edouard Philippe a assuré que la baisse des aides personnelles au logement (APL) envisagée par le gouvernement dans le logement social n’aurait « aucun impact » pour les bénéficiaires, la baisse étant compensée par une baisse des loyers « identique ».

« Pour les bénéficiaires des APL dans le logement social, il n’y aura aucun effet, aucun impact », a assuré le Premier ministre sur France 2. Quant à ceux qui ne sont pas dans le logement social et qui bénéficient des APL, il n’y aura « aucune espèce d’impact puisqu’ils ne sont pas concernés », a-t-il précisé.
Edouard Philippe était interrogé sur la baisse de 50 euros envisagée par le gouvernement, selon des informations de presse, des APL versées aux locataires du parc HLM.
« L’objectif que nous nous fixons est de faire en sorte que pour ceux qui touchent les APL dans le logement social, il y ait une baisse de loyers exactement identique à la baisse des APL », a expliqué le Premier ministre.
Edouard Philippe s’est voulu rassurant pour les bénéficiaires des APL, affirmant qu' »il ne faut pas » que le montant de la baisse paraisse effrayant. « C’est très facile de faire partir le feu dans la prairie en faisant peur », a-t-il noté.
« Notre objectif est de transformer la politique du logement, de faire en sorte qu’on puisse construire plus aux endroits géographiques où on en a le plus besoin afin de faire baisser le prix les loyers », a encore dit le Premier ministre. « C’est aussi (…) de traiter beaucoup mieux les situations de grande précarité », a-t-il ajouté. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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