Chargement

retour Accueil > Logement > Actualités > Des propositions pour éviter la...

Des propositions pour éviter la « ghettoïsation » des personnes âgées

ActualitésLogement

le 16 Mai 2018

©Huy Phan

Comment éviter la « mise à l’écart », voire la « ghettoïsation », des personnes âgées ? Le Comité national d’éthique propose de réserver une partie des logements des immeubles neufs pour y installer des Ehpad.

Cet avis, intitulé « Enjeux éthiques du vieillissement », propose des pistes pour « rendre la société davantage inclusive vis-à-vis de ses citoyen(ne)s les plus âgé(e)s », dont le nombre augmente en raison de l’allongement de la vie.
« Leur exclusion de fait de la société, ayant probablement trait à une dénégation collective de ce que peut être la vieillesse, la fin de la vie et la mort, pose de véritables problèmes éthiques, notamment en terme de respect dû aux personnes » écrit le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), qui s’était auto-saisi de cette question en octobre 2016.
Près de 600 000 personnes vivent aujourd’hui dans l’un des 7 200 Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), selon le ministère de la Santé.
Le placement des personnes âgées dans des Ehpad et « leur concentration entre elles génèrent des situations parfois indignes », poursuit le CCNE. Les conditions de travail ont été dénoncées par le personnel lors de grèves qui ont commencé en janvier.
Selon l’organe consultatif, le placement des personnes âgées « se fait souvent sous la contrainte, faute d’alternative », tout en étant « revendiqué au nom de principes de bienveillance ».
Le CCNE propose donc de « réfléchir à l’Ehpad hors de l’Ehpad ». Il « pourrait être imposé, par exemple, aux immeubles nouveaux d’intégrer un ou deux étages de logement pour un Ehpad » estime le Comité, qui réunit des médecins, des scientifiques, des juristes et des philosophes.
Autre piste : « favoriser les alternatives à l’Ehpad (…) comme, par exemple, l’habitat intergénérationnel » ou « l’habitat intermédiaire pour personnes âgées (résidences autonomies, résidences services) ».
Le Comité propose aussi de « faire évoluer le droit social, pour permettre à un proche d’aider et d’accompagner une personne malade ou handicapée ».
Enfin, il suggère la création « d’un cinquième risque de la sécurité sociale, pour permettre une meilleure prévention et un meilleur accompagnement des personnes dépendantes ».
Il viendrait en complément des quatre branches existantes (maladie, accidents du travail, retraites, famille) de la Sécurité Sociale et consisterait à couvrir les risques de la vie liés à la dépendance, notamment du fait de l’avancée en âge, de la perte d’autonomie ou du handicap.
Ce « cinquième risque » a été envisagé, mais jamais concrétisé par des gouvernements précédents. En avril, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de le créer. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

Chargement