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Emmanuel Macron : « l’idée du Grand Paris vaut mieux que ce que nous en avons fait »

ActualitésTerritoires

le 17 Juil 2017

Dans son discours prononcé ce 17 juillet lors de la Conférence nationale des territoires, le Président de la République, Emmanuel Macron, a fait quelques annonces, sur le logement et sur le Grand Paris.

Considérant qu’en matière de logement, « l’Etat français est un de ceux qui dépense pour une politique de subvention de la demande et non de l’offre qui accompagne la hausse des prix », Emmanuel Macron annonce un recentrage des aides. « Le cœur du problème est dans deux ou trois zones de France que sont le Grand Paris, la région Rhône-Alpes et le sud-est ; ce sont ces territoires qu’il faut accompagner ». Et d’annoncer « à l’automne, un projet de loi pour créer un  choc d’offres dans les zones tendues et pour faire baisser  le coût du logement dans les territoires ». Une loi sur le logement sera donc bien en débats.

Le renforcement du budget de l’Anru (10 milliards d’euros) est l’une des autres annonces du Président de la République.

Mais il est un autre sujet sur lequel celui-ci compte aller plus loin : celui du Grand Paris. « Dès cet automne » a indiqué Emmanuel Macron, « je proposerai les bases du Grand Paris, qui est aujourd’hui au milieu du gué, en raison d’une structuration trop complexe. L’idée du Grand Paris mérite mieux que ce que nous en avons fait. Il faut simplifier les structures ». Et d’annoncer ici aussi une conférence, « pour une organisation institutionnelle stabilisée  et efficace ».

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/06/2018

La mort du Crédit Foncier ou la fin d’une époque

On l’avait annoncé, avec une certaine avance il y a un peu plus de vingt ans, après la perte du monopole des prêts d’accession, mais cette fois, la nouvelle semble incontestable : le Crédit Foncier va disparaître.

Ainsi va s’achever une histoire commencée au début du Second empire, en 1852 : le départ, il y a quelques mois, de Bruno Deletré (devenu le patron de la Caisse d’Epargne Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne) et l’arrivée de Benoît Catel, un banquier issu du sérail BPCE, étaient déjà des signes avant-coureurs. Ce dernier d’ailleurs laissait entendre, en privé, la difficulté de trouver un « modèle économique » à une banque mono-activité, dans un contexte, extrêmement concurrentiel, de taux très bas. Laurent Mignon, qui a pris ses fonctions il y a juste quinze jours à la tête du groupe BPCE, a donc décidé de tourner la page : il est toujours plus facile de « tailler dans le vif » lorsque l’on débarque. C’est chose faite.

La question bancaire se règlera sans doute au sein du groupe : restent les filiales très immobilières. Quid du devenir de Crédit Foncier Immobilier (qui repris en son temps l’activité d’Ad Valorem créé par Stéphane Imowicz) et qui fédère les métiers de la transaction et de la gestion avec l’expertise, qui fut longtemps le « fleuron » de la maison (on trouve encore sur le site de CFI, cette phrase superbe : « pour les collaborateurs de Crédit Foncier Immobilier – Expertise, être le premier expert de France est une fierté ») ? Ce morceau intéressera peut-être quelques acteurs du secteur… Pour la Socfim (qui s’intitule, non sans raison, « la banque des promoteurs »), l’intégration au groupe BPCE est déjà largement entamée : la mort du Foncier ne devrait pas avoir de conséquences directes. Même chose pour Locindus, acquis par le Foncier il y a plus de dix ans.

Cette disparition donnera « un coup de vieux » supplémentaire à tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, ont connu « la grande époque » du Foncier : celle où, précédé d’un huissier (à chaîne s’il vous plait), on pénétrait dans le magnifique bureau du gouverneur ou d’un de ses deux sous-gouverneurs (!), dans un somptueux hôtel particulier de la rue des Capucines. Le départ de tout ce monde à Charenton avait constitué la première étape de ce qui, aujourd’hui, obéit à une logique économique et conjoncturelle sans appel.

Portrait

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