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La FFB craint une « révision trop brutale » des APL

- Le - par Arthur de Boutiny

Une révision « trop brutale » des aides au logement ou un effort « trop lourd » demandé aux collectivités locales pourrait enrayer la reprise qui s’est accélérée dans le bâtiment au premier semestre, estime la Fédération Française du Bâtiment (FFB).

L’organisation patronale table désormais sur une hausse de l’activité supérieure à 4 % sur l’année 2017, contre +3,4 % initialement prévu, tandis que l’emploi et la trésorerie des entreprises s’améliorent.
Mais la FFB s’inquiète : " tant que les réformes structurelles envisagées – fiscalité foncière, pause normative – n’auront pas produit leurs effets, une révision mal calibrée et trop brutale des aides au logement ou un effort trop lourd demandé aux collectivités locales conduirait mécaniquement à un véritable retournement du marché ", estime-t-elle.
Les bailleurs sociaux devraient maintenir leurs commandes de logements à un " haut niveau " cette année, mais la loi de Finances pour 2018 conditionnera " largement les évolutions dans ce domaine ".
Le gouvernement veut dégager des économies en ciblant notamment les aides personnelles au logement (APL), mais la présentation de son plan pour le logement a été repoussée à la semaine prochaine en Conseil des ministres.
Sur les sept premiers mois de l’année, comparé à 2016, dans la construction neuve, les mises en chantier de logements ont grimpé de 8,9 % et, dans les travaux d’amélioration-entretien, une " activité un peu plus dynamique que prévu " se profile.
Cette embellie profite à l’emploi, avec une hausse de plus de 21 100 postes (+1,8 %) au premier semestre, " toujours largement tirée par l’intérim " (17 400 équivalents emplois à temps plein, soit +22,5 %), et plus modestement par les effectifs salariés (+3 700, soit +0,3 %), détaille la FFB.
La prévision de l’organisation patronale d’un gain de 10 000 emplois cette année " devrait être dépassée ", tandis que la situation des entreprises " s’améliore graduellement ".
Toutefois, les ventes de logements ont " décroché " au deuxième trimestre, dans le logement individuel comme dans le collectif, respectivement de -1,9 % et -9,4 % sur un an, constate la FFB, soupçonnant que la hausse des prix de vente des logements ait pu les rendre inaccessibles à certains ménages.
Et l’organisation patronale craint une remise en cause de la fiscalité allégée consentie aux travaux d’amélioration-entretien et à la rénovation énergétique (via le crédit d’impôt transition énergétique ou CITE), qui affichent enfin une modeste croissance.
La FFB redoute enfin de voir fondre les budgets affectés par les collectivités locales aux travaux du bâtiment et des travaux publics. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

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