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Le choix Immoweek : avant l’été, un « Slim fit » d’un nouveau genre

ActualitésLogement

le 13 Avr 2018

Christiane Wirth,

Même si l’été approche (et avec lui les couvertures de magazine dédiées à la diète), ce choix Immoweek n’a rien à voir avec les régimes. Il concerne l’immobilier et la proposition d’une architecte portugaise, Ana Rocha, pour mieux densifier et pallier l’absence de foncier dans les villes

Quand la contrainte est force, l’imagination se délie : l’architecte a ainsi imaginé une maison verticale d’une surface totale de 50 m2, qui occupe une emprise au sol de seulement 16 m2, soit l’équivalent de deux places de parking.

Conçue sur trois niveaux, cette maison baptisée « Slim Fit » (soit une « coupe ajustée »…) dispose d’une cuisine/salle à manger, d’un espace détente et d’un espace de couchage. Les trois niveaux sont reliés par une bibliothèque intégrée à un escalier. S’agissant de sa structure, cette maison est autoportante et a été conçue avec une structure en bois et un remplissage en panneaux de bouleau pour les murs intérieurs, en bois d’Ayous pour les façades. Elle peut tout à fait s’insérer entre deux bâtiments déjà existants, d’où son intérêt dans les villes où les espaces pour construire sont souvent faibles. L’ensemble se révèle extrêmement lumineux, en raison de la présence de grandes baies vitrées. Un autre de ses atouts, et non des moindres, est la rapidité avec laquelle elle peut être bâtie : deux jours !

Le premier prototype de cette maison a vu le jour sous la lumière hollandaise, à Almere.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Arthur de Boutiny

le 24/04/2018

HQE, BREEAM, Leed et consorts…

Lancé en novembre, le label Intairieur se propose de mesurer et contrôler la qualité de l’air à l’intérieur des bâtiments. « On sait désormais que l’air intérieur est cinq à dix fois plus pollué qu’à l’extérieur (…) et est responsable de près de 20 000 décès prématurés par an en France, tandis qu’on estime à 19 milliards d’euros son coût socio-économique ». Ce protocole de valorisation de la qualité de l’air intérieur va être repris par Bouygues Immobilier pour son programme « Oreka », à Bayonne (64). On le voit, les labels et autres certifications deviennent de plus en plus nombreux et, pour le commun des mortels comme pour les professionnels, il devient difficile de s’y retrouver.

Acermi, BBCA, BiodiverCity, Biosourcé, BREEAM, CSTBat, Eco Artisan, Effinergie, Habitat et Environnement, Leed, Minergie, NF HQE, Passivahaus, Qualitel, Well… Citer les quelque 4 000 normes se rapportant au bâtiment serait fastidieux et tiendrait de la liste de Prévert, mais le Grenelle de l’Environnement, la Cop21 et l’Accord de Paris ont fortement favorisé la multiplication des certifications, qui sont pour près de 98 % d’entre elles d’application volontaire et résultent d’une stratégie. Une trinité se détache néanmoins : HQE, BREEAM et Leed.

Outre les questions de chauvinisme, entre la norme française HQE, l’anglaise BREEAM et l’américaine Leed, il y a, bien sûr, le souhait d’attirer des entreprises internationales dans les bureaux. HQE se focalise sur l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort et le santé et permet de bénéficier des labels d’Etat de HPE (haute performance énergétique) et BBC (bâtiment basse consommation) ; délivré par Certivéa, il est bien plus cher que celui de ses concurrentes, un coût à relativiser par rapport aux coûts d’investissements mobilisés sur ces projets. BREEAM se focalise, quant à elle, sur 10 thématiques environnementales, rend obligatoire le recrutement d’un écologue et a pour elle un process de certification allégé et un coût bas. Quant à Leed, encore timide dans l’Hexagone, elle a pour elle une saisie du dossier simple sur une plate-forme en ligne, mais a contre elle des références, des normes et des produits peu reconnus en Europe, tout en rendant incontournable le « commissioning » : ce processus d’assurance de la qualité, qui s’étend sur toute la durée des étapes de développement, réalisation, mise en service et exploitation du bâtiment, est un pré-requis pour l’obtention de la certification. Les sujets traités par ces certifications étant les mêmes, les acteurs de l’immobilier choisissent de plus en plus souvent la triple certification.

Si les certifications tiennent de la forêt vierge, il faut néanmoins remarquer que leur emploi de plus en plus massif est une preuve évidente de l’intérêt des professionnels de l’immobilier pour le développement durable et une adéquation des bâtiments à de tels objectifs… Comme si la complexité des labels était proportionnelle à celle du défi de l’écologie…

Portrait

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