Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logement > Actualités > Le choix Immoweek : Build Europe lance un...

Le choix Immoweek : Build Europe lance un manifeste pour le logement

ActualitésLogement

le 19 Avr 2019

En période d’élections européennes, l’heure est aux sonnettes d’alarme pour capter l’attention des futurs élus à l’échelle du continent. Et ce « + » de la semaine en fait partie, puisque Build Europe (l’ex-Union Européenne des Promoteurs-Constructeurs), instance présidée par Marc Pigeon, au nom de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, lance un manifeste pour le logement.

Intitulé « Le logement : un défi européen – une nouvelle stratégie », cet ouvrage, réalisé en concertation avec les 10 pays fédérés au sein de Build Europe, dresse un état des lieux du logement en Europe et formule des propositions pour un « logement abordable » pour tous.

Si « le logement n’est pas une compétence européenne » comme le rappelle Marc Pigeon, « tous les sujets qui touchent au logement le sont : emploi, aménagement des territoires et tous nos pays sont confrontés aux mêmes difficultés et obstacles ». Selon les chiffres présentés, « près d’un citoyen européen sur dix est ainsi classé par l’Union Européenne comme souffrant d’une surcharge du coût de logement », soit quand plus de 40 % du revenu du ménage est consacré à se loger.

« Nous partageons la cherté du logement neuf », déplore la présidente de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, Alexandra François-Cuxac. « Dans un contexte où les besoins en logements sont importants dans toutes les métropoles régionales d’Europe ». Pour François Rieussec, président de l’Union Nationale des Aménageurs (Unam), « le premier problème de notre crise du logement est celle du foncier classé, du choix ou non de la densification ». Et d’ajouter : « la crise du logement est une crise politique, une crise du choix ».

Dans ce « manifeste », tous s’accordent sur les obstacles à franchir pour produire du logement abordable : procédures administratives, règles normatives, fiscalité (tous ces items sont chiffrés dans le document). Tous s’accordent aussi sur les solutions possibles dont la clé est de « penser long terme ».  Les propositions de ce manifeste, que vous pouvez retrouver en téléchargement ci-après, sont axées autour de trois grandes idées : mieux piloter, « avec l’objectif de mieux éclairer pour mieux décider » ; débloquer l’offre, notamment en libérant la construction pour produire moins cher et, enfin, mobiliser l’investissement privé, pour « soulager » la dépense publique.

Voici, en téléchargement, une synthèse des 15 propositions formulées par Build Europe

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Arthur de Boutiny

le 21/05/2019

Belfort : le lion fait crinière neuve

A l’heure de Notre-Dame de Paris et du Loto du Patrimoine, d’autres monuments bénéficient d’une remise à neuf, en l’occurrence d’un nettoyage décennal. C’est le cas du Lion de Belfort, l’autre grande oeuvre d’Auguste Bartholdi, père de la Statue de la Liberté. Erigé dans le chef-lieu du Territoire de Belfort, le monument dédié à la guerre franco-prussienne va voir le rose de son grès ravivé après un court chantier.

Construit de 1875 à 1880 et voulu pour commémorer le siège héroïque de la ville de Belfort mené pendant 103 jours par le colonel Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870-1871, le Lion de grès rose des Vosges, adossé au château de Belfort, est représenté couché, prêt à bondir, du haut de ses 11 mètres et de 22 mètres de long, tournant le dos à la frontière allemande, mais tenant dans ses griffes une flèche en direction du Rhin… Belfort étant, jusqu’en 1918, la seule ville d’Alsace restée sous contrôle français, un symbole fort était recherché. Monument historique depuis 1931, le Lion de Belfort a sa réplique, en cuivre martelé, place Denfert-Rochereau, dans le 14ème arrondissement de Paris. Une autre copie est installée à Montréal.

L’opération de réfection, estimée à 41 000 euros, voit un échafaudage recouvrir la sculpture sans peser sur elle. Le nettoyage est très méticuleux et doit aussi voir la réparation de joints abîmés. Avec les intempéries et la pollution, des mousses et du lichen se sont déposés sur la pierre et ont noirci progressivement le grès rose. Le Lion doit subir un nettoyage tous les dix ans environ, le dernier remontant à 2010, qui répond à un cahier des charges précis établi par la Direction régionale des affaires culturelles et des monuments historiques (Drac). La pression utilisée pour la pulvérisation des produits de nettoyage et de protection de la pierre est ajustée pour préserver son intégrité.

Normalement, le Lion de Belfort doit se présenter dans sa splendeur retrouvée à temps pour le Festival international de musique universitaire, prévu du 6 au 10 juin, et pour le départ de la 7ème étape du Tour de France (Belfort-Châlon-sur-Saône), le 12 juillet.
Le patrimoine historique n’est pas négligé en France…

Portrait

Chargement