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Le choix Immoweek : quatre promoteurs, un seul lauréat des « TLT 2018 »

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le 03 Oct 2018

Ils sont les acteurs essentiels de tout projet immobilier et les « Trophées Logement et Territoires » ne s’y trompent pas en leur consacrant une catégorie : les Promoteurs ! Puisque les votes sont ouvert depuis lundi, la rédaction d’Immoweek vous propose de retrouver, en guise de « Choix », une présentation des différents nommés, dans chaque catégorie. Aujourd’hui, voici (par ordre alphabétique) Joachim Azan (Novaxia), Paul Jarquin (REI Habitat), Philippe Jossé (Altarea Cogedim) et Philippe Plaza (Eiffage Immobilier).

Joachim Azan, président fondateur de Novaxia

Joachim Azan, président et fondateur de Novaxia, peut s’enorgueillir d’un pipeline de développement de 1,7 milliard d’euros et d’une position de précurseur et de leader de la transformation de bureaux en logements. Cet expert-comptable diplômé d’un DEA Finance de l’université Paris-Dauphine et d’un DESS Gestion du Patrimoine de Clermont-Ferrand, a commencé sa carrière chez Arthur Andersen comme directeur conseil en fusions-acquisitions en 1998, avant d’occuper le même poste chez Crédit Agricole-Indosuez en 2000. En 2005, il est directeur de mission chez Aforge Finance avant de lancer l’aventure Novaxia en 2006.

Paul Jarquin, président-directeur général de REI Habitat

L’habitat collectif à ossature bois est un secteur voué à gagner en importance au fur et à mesure des progrès de la technique, et en fondant REI Habitat, l’une des entreprises à la pointe de ce secteur, Paul Jarquin a fait le bon choix en 2009 ! Le groupe a notamment été distingué par « Réinventer Paris » en 2015. Titulaire d’une licence en Economie de l’université Panthéon-Sorbonne Paris-I, il a d’abord été directeur de REI Private Equity, avant de devenir, en 2013, président directeur général de REI Habitat.

Philippe Jossé, président du directoire de Cogedim

Occuper la présidence du directoire de Cogedim n’est pas une mince affaire : pour Philippe Jossé, le défi est à sa mesure ! Cet ancien élève de Sciences Po a commencé comme chargé d’études au cabinet Bourdais (1977), puis chez Cofiroute (1978), avant de gravir les échelons du groupe Bouygues de 1979 à 2012. Entré responsable de projets, il devient directeur général logement de Bouygues Immobilier de 2007 à 2012. Directeur général délégué de Kaufman & Broad en 2013, puis directeur du pôle commerce de Sogeprom, il rejoint Cogedim en 2015, en tant que directeur général, avant d’accéder à ses fonctions actuelles, en 2018.

Philippe Plaza, directeur général d'Eiffage Immobilier

Eiffage Immobilier sait faire les choses en grand : l’objectif 2020 n’est rien de moins qu’un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros. Il faut dire qu’avec un « pro » tel que Philippe Plaza à sa tête, c’est bien naturel. Sorti de l’ESTP et du Conservatoire National des Arts et Métiers, il commence en 1983 comme assistant maître d’ouvrage chez SCET International. Devenu ingénieur études de prix chez Bouygues Bâtiment en 1984, il est ensuite ingénieur commercial de SAE Ile-de-France en 1986, puis directeur régional dans différentes structures : Socafi Auvergne (1990-1993), SAE Immobilier Rhône-Alpes (1993-2006), puis Eiffage Immobilier Ile-de-France (2006-2013). Il accède à ses fonctions actuelles en 2013, avant d’être récompensé d’un « Trophée Logement et Territoires » l’année suivante, pour « Ecocité Allar », à Marseille, « Programme Durable » de l’année.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 17/06/2019

Ubérisation de l’immobilier : la Fnaim fait de la résistance

Il y a environ un mois, la société « De Particulier à Particulier » (PAP) lançait une offensive marketing en direction des vendeurs de logements en leur proposant une offre d’accompagnement à prix forfaitaire : « Mieux qu’une agence ».

Un nouveau « package » prévoyant une estimation du prix de vente, une visite en 3D du logement (pour laquelle un photographe professionnel est envoyé par PAP) et… un filtrage des demandes des acheteurs qui se manifestent et souhaitent visiter, non plus en ligne, mais physiquement, le logement. Coût de cette prestation globale : 690 euros. Une annonce qui a été vécue par la Fnaim comme un déclencheur des hostilités avec, à la clé, une assignation devant le tribunal de commerce de Paris pour « dénigrement et exercice illicite de la profession ». « Dénigrement », parce que la présidente de PAP, Corinne Jolly, dans une interview sur « France Info », a lâché un « oui » en réponse à la question « vous voulez la mort des agences ? », considérant que les « commissions d’agences sont jugées exorbitantes », supérieures en moyenne, considère PAP, de 17 fois au tarif forfaitaire de son offre « Mieux qu’une agence ». Un intitulé qui joue (un peu/beaucoup) la provocation et a évidemment énervé la Fnaim, laquelle reproche également à la société l’exercice illicite du métier d’agent immobilier, sans détention d’une carte. Ce à quoi la présidente de PAP rétorque dans un communiqué : « pour se défendre, la Fnaim prétend donc que nous exercerions ainsi l’activité d’agent immobilier. Sauf que PAP n’a pas de mandat de vente et PAP n’est pas un intermédiaire entre le vendeur et l’acquéreur. Nous sommes très clairs : le vendeur réalise les visites et gère la négociation directement avec l’acquéreur. Nous ne faisons pas la vente à sa place et nous l’assumons, car nous défendons, depuis notre création, l’idée de laisser les particuliers garder la main sur leur vente ».

Et d’avancer un argument dont on verra s’il fait mouche devant les juges : « via cette assignation, la Fnaim veut donc tout simplement empêcher qui que ce soit d’innover sur le marché immobilier. Elle veut interdire aux particuliers de bénéficier de nos services. Pour quelle raison ? Au moins sur ce point, la Fnaim est claire : « pour défendre les agents immobiliers » ».

Au delà de cette joute entre deux acteurs du monde de l’immobilier, se pose la question de la révolution imposée par la connaissance et le traitement de la data. L’ubérisation du monde de l’immobilier est en marche, elle est inéluctable. Il n’est pas certain que la posture défensive soit la seule et, surtout, la meilleure réponse à apporter…

Portrait

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