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Le choix Immoweek : Richard Ferrand, le grand retour des territoires

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le 17 Mai 2017

Pour que le Logement soit absent du gouvernement, sans distinction des secrétaires d’Etat, ministres délégués ou de plein exercice, il faut remonter à… 1953 ! Et cependant, le gouvernement Philippe l’a fait, puisqu’à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, Emmanuelle Cosse n’avait semble-t-il pas de successeur direct. Le bâtiment durable entrait-il dans le ministère de la Transition Ecologie et Solidaire ? Ou alors faut-il se pencher du côté de la Cohésion des Territoires, avatar de l’Egalité des Territoires, qui engloberait le logement, la ville, l’urbanisme, les territoires, la ruralité et les régions ? Avec la passation de pouvoirs à 18h30 entre Emmanuelle Cosse et Richard Ferrand, c’est bien ce dernier qui récupère ce portefeuille crucial. Le choix Immoweek de ce mercredi est ainsi exceptionnellement dédié au « pro ». A noter que, désormais, on parle de « cohésion » et non plus « d’égalité des territoires » : une sémantique qui veut dire beaucoup…

D’ores et déjà, une biographie de ceux qui agiront pour cette « cohésion ».
Richard Ferrand, 54 ans, natif de Rodez, diplômé des universités Toulouse-I-Capitole et Paris-Descartes, a commencé sa vie professionnelle comme journaliste-pigiste (Auto Moto, Le Monde…), avant de devenir directeur associé d’une agence de graphisme de presse de 1988 à 1990, date à laquelle il crée un cabinet de conseil en communication et devient administrateur d’une agence de graphistes associés. De 1991 à 1993, il est le conseiller spécial du secrétaire d’Etat aux Affaires Sociales et à l’Intégration Kofi Yamgnane.

Mais sa vie politique commence véritablement en 1998, année où il devient aussi directeur général des Mutuelles de Bretagne. Adhérant du Parti socialiste depuis 1990, il est élu en 1998 conseiller général du canton de Carhaix (29) ; en 2004, réélu, il devient vice-président du conseil général, chargé de l’Insertion, de l’Economie Sociale et Solidaire et délégué par le Pays du Centre-Ouest Bretagne. Candidat malheureux aux municipales à Carhaix en 2001 et 2008 face à Christian Troadec, puis en 2007 aux législatives contre Christian Ménard, il est élu conseiller régional en 2010, sur la liste socialiste conduite par Marylise Lebranchu. Il y préside le groupe socialiste et apparentés, aux côtés de Jean-Yves Le Drian, avec qui il siège actuellement au gouvernement. En 2012, il bat au second tour Christian Ménard pour devenir député de la 6ème circonscription du Finistère. A l’assemblée, membre du groupe SRC, il siège à la commission des affaires sociales et est co-président du groupe d’études industries agroalimentaires et filière agricole. Il démissionne de la direction générale des Mutuelles de Bretagne.

Il rencontre Emmanuel Macron en 2014, quand il est nommé en mission temporaire auprès du nouveau ministre de l’Economie sur la réforme des professions réglementées. Il sera par la suite rapporteur général de la loi Macron, avant d’annoncer dès octobre 2016 son ralliement à la candidature naissante d’Emmanuel Macron, devenant le premier parlementaire à le faire. Devenu secrétaire général d’En Marche !, il quitte le Parti socialiste et est candidat REM dans sa circonscription pour 2017.

Alors que la Fondation Abbé Pierre estime à 12,2 millions le nombre de Français touchés par la précarité énergétique, qu’Emmanuel Macron avait promis de faire du logement une priorité après un bilan de François Hollande à ce sujet en demi-teinte, que plusieurs voix ont dénoncé l’absence du logement dans les débats à la présidentielle, cette absence devrait faire jaser dans le milieu de l’immobilier. Déjà l’USH a protesté : son président Jean-Louis Dumont a annoncé que « malgré le signal négatif que constitue l’absence d’un ministère de plein exercice, le Mouvement Hlm continuera, résolument, et au nom des 11 millions de locataires du parc social et de milliers d’accédants à la propriété, à agir sur le terrain et auprès des pouvoirs publics pour défendre le droit au logement pour tous. »

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 25/05/2018

Est-il possible de limiter la « révolution Airbnb » ?

La révolution engendrée par les plate-formes type Airbnb n’en finit pas de faire des vagues. Après New York, comme Paris, qui tentent d’endiguer le flot (mais essayer n’est pas réussir…), Amsterdam vient d’annoncer qu’à partir du 1er janvier prochain, les locations de ce type ne devront pas dépasser 30 jours – contre 60 actuellement –, et que les quartiers les plus prisés des touristes seront tout simplement interdits aux utilisateurs de la plate-forme.

A Madrid, même combat : la municipalité s’est fixé pour objectif d’ici la fin de l’année de rendre 95 % des appartements impossibles à louer légalement sur ces sites. Pour obtenir l’autorisation, les propriétaires devront, en effet, prouver que leur logement dispose d’une entrée indépendante du reste de l’immeuble, comme pour un hôtel. Une condition qui limite (beaucoup !) les offres possibles.
Mais on ne peut que constater l’impuissance relative des élus face à la déferlante : les réglementations n’empêchent pas la fraude ; parfois, au contraire, elles la stimulent (les Américains ont bien connu cela au moment de la prohibition…). Dans une étude publiée au début de l’année, l’université canadienne McGill, de Montréal, a en effet tenté d’évaluer l’impact du développement d’Airbnb à New York. Constatation sans appel : les deux tiers des revenus générés par Airbnb proviennent de locations illégales au regard de la réglementation en vigueur dans la Big Apple et 45 % des logements proposés sur le site l’année dernière ne la respectaient pas davantage. On ne dispose pas de chiffres pour Paris mais on subodore qu’ils pourraient être proches. Car quel Parisien, notamment un habitant du centre, ne voit pas défiler dans le hall de son immeuble de nouveaux occupants, souvent accompagnés de lourdes valises à roulettes, et qui ne restent que quelques jours ? Les conséquences, immobilières, sociales, économiques de la « révolution » Airbnb n’ont donc certainement pas fini de faire parler d’elles…

Portrait

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