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Le Sénat quasi unanime pour indemniser les propriétaires du « Signal », à Soulac

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le 16 Mai 2018

Résidence "Le Signal" ©Patrick Janicek

Les sénateurs ont été quasi unanimes à se prononcer en faveur de l’indemnisation des propriétaires d’un immeuble de Soulac (33), « Le Signal », menacé par l’érosion.

Seul le président du groupe LREM François Patriat a voté contre une proposition de loi PS en ce sens, suivant l’avis défavorable du gouvernement. « Nous entendons travailler avec l’ensemble des parlementaires sur un texte plus complet et plus ambitieux », a déclaré la secrétaire d’État à la Transition Ecologique Brune Poirson.
« Ce vote illustre l’expression de la capacité des parlementaires de se faire l’écho des préoccupations des citoyens » lui a répondu la rapporteur Nelly Tocqueville (PS). « Vous vous devez de reprendre ce texte à l’Assemblée Nationale ».
Pour entrer en vigueur, cette proposition de loi doit être adoptée dans les mêmes termes à l’Assemblée, ce qui semble improbable, le gouvernement y disposant de la majorité absolue.
Depuis 2014 et l’évacuation de l’immeuble par arrêté municipal, les 78 propriétaires de l’immeuble « Le Signal » « se trouvent dans une impasse » a jugé l’auteur du texte François Cartron (PS).
« Ne pouvant ni jouir de leur bien ni bénéficier d’un régime d’indemnisation -car n’ayant pas fait l’objet d’une procédure d’expropriation-, ils se retrouvent dans une situation financière désastreuse, accentuée par le fait qu’elle touche une très grande majorité de familles modestes » a-t-elle dit. « Cet immeuble est ainsi devenu le symbole du phénomène du recul du trait de côte et de l’érosion côtière ».
La proposition de loi prévoit, à titre exceptionnel et dérogatoire, la mobilisation du fonds Barnier pour risques naturels majeurs afin d’indemniser les copropriétaires à hauteur de 75 % du prix de leurs biens.
« Le Signal », immeuble de quatre étages construit en 1967 à 200 mètres du rivage, n’est plus qu’à une dizaine de mètres de l’océan, sur une petite dune prête à s’effondrer. Les propriétaires ont été évacués, mais pas indemnisés. En avril, le Conseil Constitutionnel les a déboutés dans leur demande de faire reconnaître l’érosion dunaire au titre des risques naturels donnant droit à indemnisation. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

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