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L’ERAFP confie un mandat actif de gestion à Ampère Gestion

ActualitésLogement

le 12 Fév 2018

Suite à un appel d’offres afin d’attribuer trois mandats de gestion d’actifs immobiliers, l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) a attribué le mandat actif à Ampère Gestion (filiale de CDC Habitat, l’ex-SNI) et les deux mandats stand-by à La Française et Swiss Life Reim.

A titre indicatif, les montants à investir sur les trois premières années « seront de l’ordre de 200 millions d’euros minimum » annonce l’établissement pour qui, « ces investissements devront être réalisés dans une perspective de long terme et se conformer [à son] dispositif ISR ».

« Ce mandat permettra d’accroître l’offre de logements abordables dans les zones tendues. Il répond, pour nous, à de fortes convictions : la stratégie optimale d’un gestionnaire d’épargne longue et, en particulier, d’un organisme de retraite, public ou privé, doit incorporer une poche immobilière dans laquelle le résidentiel a toute sa place. Premier acteur du logement en France, CDC Habitat est heureuse de mettre son expérience au service de l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique, en lui faisant bénéficier de la rentabilité et de la résilience que cette classe d’actifs démontre à long terme » précise Vincent Mahé, secrétaire général de CDC Habitat et président d’Ampère Gestion.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Pascal Bonnefille

le 20/07/2018

Patrick Braouezec, l’engagé

Certains élus sont tellement associés à « leur » pays d’élection qu’on ne les imagine guère vivre, agir ou travailler ailleurs.

Patrick Braouezec (merci de prononcer le nom « à la bretonne ») en est une magnifique illustration. Pensez donc : après avoir été 13 ans maire (sur tous les fronts) de Saint-Denis, député (dynamique) de Seine-Saint-Denis durant 19 ans, mais aussi incontournable président de Plaine Commune (la communauté d’agglomération, puis l’établissement public territorial) depuis 2005, celui que Luc Le Vaillant – autre breton… – appelait gentiment « un drôle de coco » dans un beau portrait de « Libération » en 1998, est un infatigable défenseur de « son » territoire. Et ses idées sont souvent intéressantes, novatrices ou tout simplement efficaces. Celui qui a tant plaidé pour le Stade de France expliquait ainsi en 2014 (au « Figaro Magazine » qui n’est pas son journal favori…) : « le football est le troisième lieu d’éducation ». Pas mal vu, non ? Présent dans tous les débats quand il s’agit de « son » département, il a été nommé vice-président du Conseil National des Villes au printemps.

Politique complexe (il a quitté le PCF en 2010, l’a rejoint à nouveau sept ans plus tard après avoir appelé à voter Emmanuel Macron… et s’en dire « déçu » après quelques mois), il conserve une ligne directrice claire : être le porte-parole d’une Seine-Saint-Denis difficile, attachante et pleine de projets.

Le voici maintenant nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, au siège laissé vacant par le socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec (encore un Breton !). Il a donc damé le pion à un élu moins « consensuel » que lui : le président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier. Même si le poste de président du conseil de surveillance de la SGP qu’il devrait obtenir lors de l’élection prévue pour début septembre, n’est pas le poste exécutif, nul doute que le bouillant Braouezec ne sera pas un président « de papier ». Et qu’il défendra – on peut lui faire confiance – les projets métropolitains (nombreux !) de son cher 93.

Portrait

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