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L’Essec se penche sur le logement idéal des jeunes

- Le - par Arthur de Boutiny

L’étude « Mon logement de demain », réalisée par la chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec Business School et Harris Interactive, sous la direction d’Ingrid Nappi-Choulet, se penche sur la façon dont les jeunes entrant dans la vie active conçoivent leur logement idéal.

Pour ce qui est de la situation géographique, près de 6 étudiants sur 10 souhaitent rester vivre et travailler dans la ville où ils étudient actuellement, dans les villes françaises de plus de 100 000 habitants. 30 % se voient idéalement habiter une grande ville autre que Paris. Paris intra-muros ne retient l’attention que de 15 % d’entre eux. Et 31 % souhaitent habiter dans une ville moyenne ou petite.

42 % penchent pour un appartement de centre-ville bien desservi, proche des commerces et services ; 40 % pour une maison en périphérie de ville entourée d’un jardin ; 17 % pour une maison en milieu rural, proche de la nature. 54 % sont prêts à partager un jardin ou un espace potager.

Leur choix de logement s’axe en grande priorité sur le prix (95 %), la sécurité du quartier (89 %), la proximité du logement avec les commerces (86 %) et leur futur lieu de travail (85 %), en particulier chez les étudiants souhaitant s’installer à Paris : 60 % privilégient le prix, 48 % la sécurité et 27 % la proximité des commerces.

Pour 90 % des étudiants, l’efficacité énergétique du logement sera un critère important ; 85 % d’entre eux souhaitent accéder aux commerces et services sans recourir à la voiture et 75 % surveilleront la proportion d’espaces verts dans le quartier. 72 % des sondés déclarent également qu’une mauvaise qualité de l’air dans une ville ou un manque d’espace sont susceptibles de leur faire refuser une opportunité professionnelle dans une ville.

Six étudiants sur dix déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de « logement connecté » dont les principaux intérêts perçus sont les potentielles économies d’énergie (74 %), la simplification de la vie (73 %) et surtout la sécurité de ses occupants (76 %). Cependant, 8 étudiants sur 10 se déclarent préoccupés par l’usage fait de leurs données personnelles collectées sur internet et  32 % sont même très préoccupés. 93 % pointent les possibilités de malversation ; 82 % l’impossibilité de les effacer définitivement ; 80 % de pouvoir retracer leurs déplacements et 75 % leur revente à des fins commerciales.

Enfin, pour ce qui est du campus, un étudiant sur deux l’imagine comme " écologique et arboré ", tandis qu’un étudiant sur cinq le préférerait " intelligent et connecté ". Sept étudiants sur dix préféreraient que les enseignements se déroulent dans des locaux en présence des enseignants et des étudiants.

L’enquête a été menée en ligne du 28 juin au 4 juillet 2017, auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatives des étudiants post-bac en France, soit 46 % d’hommes et 54 % de femmes, et 27 % de résidents franciliens.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

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