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L’Essec se penche sur le logement idéal des jeunes

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le 20 Sep 2017

L’étude « Mon logement de demain », réalisée par la chaire Immobilier et Développement Durable de l’Essec Business School et Harris Interactive, sous la direction d’Ingrid Nappi-Choulet, se penche sur la façon dont les jeunes entrant dans la vie active conçoivent leur logement idéal.

Pour ce qui est de la situation géographique, près de 6 étudiants sur 10 souhaitent rester vivre et travailler dans la ville où ils étudient actuellement, dans les villes françaises de plus de 100 000 habitants. 30 % se voient idéalement habiter une grande ville autre que Paris. Paris intra-muros ne retient l’attention que de 15 % d’entre eux. Et 31 % souhaitent habiter dans une ville moyenne ou petite.

42 % penchent pour un appartement de centre-ville bien desservi, proche des commerces et services ; 40 % pour une maison en périphérie de ville entourée d’un jardin ; 17 % pour une maison en milieu rural, proche de la nature. 54 % sont prêts à partager un jardin ou un espace potager.

Leur choix de logement s’axe en grande priorité sur le prix (95 %), la sécurité du quartier (89 %), la proximité du logement avec les commerces (86 %) et leur futur lieu de travail (85 %), en particulier chez les étudiants souhaitant s’installer à Paris : 60 % privilégient le prix, 48 % la sécurité et 27 % la proximité des commerces.

Pour 90 % des étudiants, l’efficacité énergétique du logement sera un critère important ; 85 % d’entre eux souhaitent accéder aux commerces et services sans recourir à la voiture et 75 % surveilleront la proportion d’espaces verts dans le quartier. 72 % des sondés déclarent également qu’une mauvaise qualité de l’air dans une ville ou un manque d’espace sont susceptibles de leur faire refuser une opportunité professionnelle dans une ville.

Six étudiants sur dix déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de « logement connecté » dont les principaux intérêts perçus sont les potentielles économies d’énergie (74 %), la simplification de la vie (73 %) et surtout la sécurité de ses occupants (76 %). Cependant, 8 étudiants sur 10 se déclarent préoccupés par l’usage fait de leurs données personnelles collectées sur internet et  32 % sont même très préoccupés. 93 % pointent les possibilités de malversation ; 82 % l’impossibilité de les effacer définitivement ; 80 % de pouvoir retracer leurs déplacements et 75 % leur revente à des fins commerciales.

Enfin, pour ce qui est du campus, un étudiant sur deux l’imagine comme « écologique et arboré », tandis qu’un étudiant sur cinq le préférerait « intelligent et connecté ». Sept étudiants sur dix préféreraient que les enseignements se déroulent dans des locaux en présence des enseignants et des étudiants.

L’enquête a été menée en ligne du 28 juin au 4 juillet 2017, auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatives des étudiants post-bac en France, soit 46 % d’hommes et 54 % de femmes, et 27 % de résidents franciliens.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Arthur de Boutiny

le 22/05/2018

Un poumon vert pour le ventre de Paris

Les Halles achèvent leur métamorphose. Les héritiers des protestataires qui trouvaient le ventre de Paris défiguré par le déménagement des Halles via Rungis et la démolition des Pavillons Baltard avaient eu des héritiers. Depuis 2004, le Forum des Halles faisait office de chantier à ciel ouvert et la station de métro Châtelet-Les Halles (avec ses dédales de couloir et son « hub » souterrain) était redoutée par n’importe quel usager de la RATP. Le nouveau Forum des Halles, inauguré en 2016, avait déjà mis une dernière touche aux travaux ; le jardin Nelson Mandela, le parachève.

Inauguré le samedi 19 mai par Anne Hidalgo, le jardin baptisé du nom de l’ancien président sud-africain s’étend sur 4,3 hectares et fait le lien entre la Canopée, ouverte en avril 2016, et la Bourse du Commerce. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour finaliser les plans de l’agence Seura et Philippe Raguin Paysagiste, ainsi que 33 millions d’euros de budget.

Parmi les aménagements proposés dans ce jardin, on peut compter une grande prairie, un jardin d’aventures, des lisières boisées, des pistes de pétanque, des jeux d’eaux, 2 500 m2 d’aires de jeux pour les 7-11 ans et 1 400 m2 consacrés au 2-6 ans. 500 arbres, de différentes essences, permettent de créer un véritable poumon vert au coeur de Paris, alors que ce jardin accessible aux handicapés était déjà dévoilé en partie.

Symbolique, la création de ce jardin l’est, puisqu’il fait le lien avec la Canopée des Halles, après dix ans de travaux, qui avait permis de rendre la place à nouveau traversable à pied et avait doté la station la plus fréquentée de la Capitale d’un véritable centre commercial de 75 000 m2, sous la houlette d’Unibail-Rodamco et d’AXA et dont le succès n’avait pas démérité… Mais il permet aussi de rejoindre à pied l’Eglise Saint-Eustache et la Bourse du Commerce, dont les travaux doivent s’achever en 2019. A la clé, un nouveau musée exceptionnel pour Paris, puisque ce dernier bâtiment accueillera la Fondation Pinault.

Des années de travaux sans interrompre la vie bourdonnante du quartier et de ses transports, pour un coeur de Paris refait à neuf, verdi et aménagé au maximum… Cela en valait la peine !

Portrait

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