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LPI-Se Loger : « le ralentissement de la hausse des prix devrait se poursuivre en 2018 »

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le 06 Déc 2017

« A fin octobre, les prix des logements anciens observés lors de la signature des compromis de vente progressaient à un rythme annuel de 4,4 % » relève LPI-Se Loger dans sa dernière analyse des prix des logements en France.

« Mais après avoir connu une accélération régulière dès la fin du printemps 2015, le rythme de la hausse s’est stabilisé au cours de l’été dernier, aussi bien pour les appartements que pour les maisons » tempère l’observatoire mené par Michel Mouillart, qui poursuit : « la pression de la demande s’est en effet relâchée, la solvabilité de la demande ayant été altérée dans de nombreuses villes par une hausse trop rapide des prix qui depuis plusieurs mois ne peut plus être compensée par l’amélioration des conditions de crédit, comme cela était encore le cas jusqu’au printemps 2017 ».

Toutefois, plusieurs métropoles régionales conservent des progressions de prix importantes, malgré des ralentissements : « à Bordeaux et au Mans, la hausse des prix reste supérieure à 10 % sur un an. Et elle accélère encore à plus de 8 % sur Brest. Mais si elle reste vive sur Lyon et sur Paris y dépassant 7 % sur an, elle ralentit lentement. D’ailleurs dans la plupart des autres grandes villes, le rythme de la hausse ralentit aussi, parfois assez rapidement. Et les prix reculent dans un quart des grandes villes : avec par exemple des baisses de plus de 3 % sur un an à Limoges et à Perpignan. Alors que des villes comme Orléans et Rouen s’enfoncent dans la baisse des prix ».

Dans ses perspectives, LPI-Se Loger affirme que « le ralentissement de la hausse des prix devrait se confirmer d’ici la fin de l’année. Et après une augmentation de 0,3 % en 2015, puis de 2,9 % en 2016, l’année 2017 devrait se terminer sur une progression des prix de l’ordre de 4,2 à 4,3 % sur un an. Le ralentissement devrait se poursuivre en 2018. Toutefois, les inégalités déjà constatées entre les villes devraient se renforcer ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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