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Malgré les faibles ventes de logement, la FFB reste confiante pour l’ensemble de l’année

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le 11 Juil 2018

« Le retournement des ventes de logements neufs se confirme depuis le début 2018″ indique la Fédération Française du Bâtiment » dans sa dernière note de conjoncture. En glissement annuel, le recul est de 5,1 % au premier trimestre 2018 du côté des promoteurs et de 14,3 % sur cinq mois, à fin mai 2018, côté constructeurs de maisons individuelles.

Des mouvements que la FFB explique, « en grande partie, par la dégradation de l’environnement institutionnel (révision du PTZ, du Pinel et du modèle HLM). Ainsi, le rabotage du PTZ en zones B2 et C se traduit par un recul du nombre de prêts deux fois plus rapide sur ce périmètre que pour les zones A et B1, en glissement annuel sur le premier trimestre 2018 ». Pour la Fédération, ce rabotage commence à produire des effets sur les permis de construire, en retrait de 1,8 % en glissement annuel sur cinq mois à fin mai 2018, « mais encore davantage sur les trois derniers mois (-5,6 %), compte tenu d’un très net décrochage de l’individuel (-11,7 %) ».

Financement : des coûts d’opérations élevés

Concernant le financement des opérations immobilières résidentielles, « l’amélioration des conditions de crédit immobilier aux ménages s’est poursuivie depuis le début de l’année » relève la FFB. D’un côté, les taux (hors coût des assurances et des sûretés) restent « très attractifs, avec une moyenne de 1,47 % sur les cinq premiers mois de 2018 » et de l’autre, « les durées ont continué de s’allonger légèrement pour atteindre, en moyenne sur la même période, 220 mois ». Reste un bémol, la hausse du coût relatif des opérations financées à crédit qui, au final, dégrade rapidement la solvabilité des ménages, en tout cas dans le neuf. La Fédération en conclut que « l’amélioration des conditions de crédit ne permet plus de compenser la hausse des coûts relatifs des opérations, d’autant qu’elle intervient en même temps que la détérioration des aides publiques. C’est notamment le cas du PTZ neuf, qui chute de 46,3 % en glissement annuel au premier trimestre 2018, avec seulement 7 756 prêts émis ».

En matière de construction, « le recul des ventes de logements neufs commence aussi à peser en terme d’autorisations. De fait, en glissement annuel sur cinq mois à fin mai 2018, ces dernières baissent de 1,8 % » met en avant la Fédération. Les permis accentuent leur baisse : -5,6 % sur les trois derniers mois en glissement annuel. Et le taux d’annulation des permis dans le collectif « progresse assez fortement, s’établissant à plus de 25 % sur les cinq premiers mois de 2018, huit points au-dessus de sa moyenne de long terme ». Même constat de baisse pour les mises en chantier : -4,3 % en glissement annuel sur cinq mois à fin mai 2018. « Deux raisons principales peuvent expliquer ce décrochage, qui n’était pas attendu aussi tôt dans l’année : les épisodes neigeux de l’hiver et les inondations du printemps, qui ont contraint l’activité et provoqué le décalage de nombreux chantiers. Et les conséquences du retrait des permis observé dans le collectif au quatrième trimestre 2017, suite aux vives discussions de l’automne 2017 entre l’Etat et le monde HLM sur la baisse de l’APL et des loyers, ainsi qu’aux annonces sur la suppression du Pinel en zones B2 et C ».

Entretien/rénovation : « petite croissance »

Maigre consolation à cette accumulation de baisses : la « petite croissance », de 0,9 % en volume et en glissement annuel sur le premier trimestre, de l’activité d’amélioration-entretien relevée dans l’enquête commandée par la FFB au réseau des CERC (Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, ndlr), « alors que 82 % des entreprises interrogées se déclarent satisfaites ou très satisfaites de leur volume d’activité ».

« Objectif 15 000 bâtisseurs »

Dans tous les cas, la Fédération Française du Bâtiment conserve ses prévisions pour 2018 : « une croissance attendue de la production en volume de 9,6 % depuis le point bas de 2015. L’emploi bénéficie de cette embellie, avec une hausse de 26 800 postes y compris intérim en équivalent-emplois à temps plein en 2017 et près de 30 000 nouveaux emplois relevés fin mars 2018 par rapport au même mois un an plus tôt ». Fort de ce constat, la FFB « veut engager les entreprises du BTP dans une initiative visant à proposer 15 000 contrats de travail à des jeunes et demandeurs d’emplois, prioritairement issus des quartiers de la politique de la ville. Une intégration de plusieurs centaines de migrants est également à l’étude. L’ensemble de ces mesures, baptisé « 15 000 bâtisseurs », serait mise en œuvre dès la rentrée »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 19/07/2018

L’acquisition : du rêve à la réalité…

La France fait partie des pays où la culture et la société promeuvent l’acquisition du logement comme signe de réussite sociale et étape cruciale dans la vie. Dans ce contexte, comment se déroule la recherche de la perle rare qui saura décider l’acquéreur potentiel ? Le Crédit Foncier s’est penché sur la question pour la cinquième année consécutive, en interrogeant près de 5 000 ménages qui ont essayé, ces douze derniers mois, d’acquérir un logement.

73 % des personnes interrogées recherchaient une maison plutôt qu’un appartement, en particulier dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la France. Bien entendu, tout dépend des communes dans lesquelles on recherche : ce désir est partagé par 88 % des futurs acquéreurs dans des communes de moins de 5 000 habitants, contre 36 % dans les villes de 100 000 habitants.

Parmi les critères essentiels, 70 % des interrogés mentionnent l’emplacement, ainsi que la superficie ; 67 %, le nombre de pièces ; la proximité des transports en commun est primordiale en Ile-de-France, tandis que l’exposition du logement et la vue dont il dispose l’emportent dans le Sud de la France. La proximité des écoles est un critère dont la pertinence augmente ou décroît selon la situation familiale des sondés.

Les motivations essentielles des primo-accédants sont d’être chez soi (74 % des citations) et de ne plus verser des loyers à fonds perdu (69 %) ; celles des secundo-accédants, de disposer d’un logement plus grand (34 %) et de changer d’environnement (36 %).

Qu’en est-il  après un an de recherche ? 65 % des sondés ont fait l’acquisition d’un logement (contre 53 % lors du même sondage réalisé en 2014), 27 % recherchent toujours et 8 % ont renoncé. En moyenne, les acheteurs attendent 4,7 mois (7 mois en 2014) avant de signer un compromis. Lorsqu’ils ont conclu leur achat, les ménages ont visité en moyenne près de 6 biens. Cette durée varie en grande agglomération avec 4,1 mois pour 6,5 biens visités. 64 % des Français ont utilisé Internet pour leur recherche, que ce soit pour consulter les annonces, rechercher un financement et évaluer le marché, et ce pourcentage monte à 79 % à Paris et en petite couronne.

Dans la réalité, un acquéreur sur cinq (18 %) est allé au-delà du budget qu’il s’était fixé avec un dépassement moyen de 13 % ; c’est en Ile-de-France que la nécessité d’aller au-delà du budget initial est la plus importante.

Pour 49 % des acquéreurs, la transaction s’est faite après avoir obtenu une baisse de prix. Hors budget, 42 % des acquéreurs ont fait des concessions par rapport à leurs critères initiaux. Les principales concessions portent sur la taille du logement (28 % disent avoir acheté un logement plus petit qu’espéré), sur l’éloignement géographique (22 % disent s’être éloignés du lieu où ils souhaitaient acheter), sur une surface moindre de terrain ou jardin (19 %), le renoncement à un parking (19 %), le renoncement à l’absence de travaux à effectuer (19 %) ou encore l’exposition du bien (11 %). Les Franciliens, en particulier, sont les moins exigeants, avec 52 % de concessions à Paris et petite couronne, contre 38 % dans le Nord-Est de la France.
La preuve, s’il en fallait, que l’acquisition demeure un parcours du combattant…

Portrait

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